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LE PARTI HUMANISTE DE ROUMANIE (social - libéral)

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LE PARTI HUMANISTE DE ROUMANIE (social - libéral)



            Juste aprÈs la chute du régime communiste, en décembre 1989, un des premiers décrets-loi émis par le Conseil du Front du Salut National, a été celui concernant la réorganisation et le fonctionnement des partis politiques, “pour la réalisation d’une société vraiment démocratique en Roumanie, la défense des droits fondamentaux des citoyens et l’accomplissement du principe du pluralisme politique”.[1] Pourtant, deux années se sont écoulées jusqu’à  la formation du Parti Humaniste de Roumanie (social-libéral), le 18 décembre 1991, lorsqu’il comptait 254 membres fondateurs.

            Ce retard, si on peut l’appeller comme cela, est dÛ, selon le message du président du parti, Dan Voiculescu, aux “inquiétudes spirituelles et intellectuelles” de celui-ci mÊme, états d’esprit en contradiction perpetuelle avec les idées de son temps. Les raisons fondamentales pour lesquelles la doctrine humaniste a été élaborée se réfÈrent à la prise de conscience du fait que, tant le socialisme que le capitalisme n’ont plus la capacité d’apporter le bien-Être aux individus et, de plus, l’histoire les a laissés en arriÈre.[2] Le mÊme président considÈre que la doctrine humaniste est en soi nouvelle et révolutionnaire, mais aussi qu’elle apporte plusieurs éléments originaux sur la scÈne politique ; en premier lieu, les humanists n’envisagent pas la politique de maniÈre liniaire, unidimensionaile en termes de droite et gauche, mais, à la ligne droite-gauche (qui, d’ailleurs offre seulement l’illusion de mener en quelque part), ils ajoutent l’axe de la valeur qui se dirige vers le haut. D’autres éléments propres à la doctrine humaniste concernent des propositions de représentation démocratique : le suffrage fractionné, la démocratie directe, la démocratie continue ; ensuite la définition révolutionnaire du concept de classe moyenne en termes de temps et non pas de revenus.

            Les humanistes sont conscients que la doctrine qu’ils développent doit faire encore face aux difficultés d’assimilation de la part des individus, et cela non pas à cause des autres doctrines classiques (le libéralisme et le socialisme) que l’humanisme “veut disloquer” et qui sont de toute façon copromises et éphémÈres[3], mais à cause de l’inertie de la pensée des hommes. Et cependant, l’individu en tant qu’Être humain se trouve au centre des préoccupations du parti, avec ses trois traits (qu’il faut protéger) : la liberté, la creativité et l’honneur. Qouique la doctrine humaniste affirme vouloir remplacer en quelque sorte les autres conceptions politiques déjà enracinées dans la société, elle met l’accent sur la liberté de l’homme dans le sens de la conception libérale et sur le respect de soi, emprunté du socialisme. Par conséquent, ce que l’humanisme tente de faire est de lutter contre les deux doctrines déjà mentionnées avec leurs propres armes ; il ne s’agit donc pas de quelque chose de tout à fait original, comme le veut Dan Voiculescu, mais il reprend certains des concepts libéraux et socialistes pour les enrichir et les améliorer et puis les présenter comme un produit nouveau sur le marché politique. En général, lorsqu’elle parle de la liberté (que ce soit d’action, de possession ou d’expression), la doctrine humaniste ne fait que se rapporter à ce qui a été déjà dit par les écrivains et les philosophes fondateurs du libéralisme politique moderne des XVIIe – XVIIIe siÈcles, John Locke par exemple, qui définit la liberté pas comme quelque chose d’illimité, mais au contraire, on est libre juste le temps lorsqu’on ne transgresse pas la liberté de l’autre.[4]

            La doctrine humaniste ne dit rien de nouveau ni lorsqu’elle se réfÈre à la comparaison entre l’expression et l’action politique, toutes les deux se développant par le biais des groupes d’intérÊt (d’habitude des partis) et ayant la tendance de surpasser le caractÈre individuel de la liberté d’action et d’expression, qui représente l’entrave essentielle face cette tendance des partis politiques d’exercer le pouvoir au nom de l’électorat, mais en réalité, pour leurs propres intérÊts.



            Une contradiction apparait. On peut lire dans la théorie des humanistes que la démocratie indirecte est le meilleur systÈme politique, mais qui apporte avec soi une classe politique avec ce penchant de détourner le mandat électoral dans sa faveur, ce qui peut mener à la politisation et l’idéologisation des institutions et, finallement, à la déception et la frustration des masses ; et, si l’on se souvient du message du président Voiculescu en ce qui concerne les propositions de représentation démocratique et notamment l’introduction de la démocratie directe on s’apperçoit de la non-concordance en question.

            Le trait nouvel introduit par la conception du Parti Humaniste de Roumanie est la créativité, sans laquelle aucune société ne saurait survivre, car les valeurs sur lesquelles ces sociétés s’appuient doivent Être fondées et refondées de maniÈre perpetuelle. Ce qui mÈne à l’affirmation de la formule politique de gouvernement, l’axiocratie, ce qui signifie la direction de la société par ses propres valeurs humaines, vérifiées par les faits.

            En ce qui concerne les données statutaires du Parti Humaniste de Roumanie, celui-ci est personne juridique de droit public. Il suit seulement des objectifs politiques, ce qui met en évidence une autre contradiction car ces objectifs politiques, par définition classique, portent sur l’action d’acquérir et maintenir le pouvoir en premier lieu et non pas le développement moral et spirituel de l’individu.

            Les membres du parti sont classifiés en : membres fondateurs, membres tout court et membres d’honneur. Leurs principaux droits sont : de participer à toute activité à caractere politique organisée par le parti, de contribuer à l’amélioration du statut et du programme politique, de proposer des projets de documents, de déposer la candidature ou proposer des candidates pour l’élection dans les organes de direction du parti, de demander l’appui au parti au cas oÙ leurs droits inscrits dans la Constitution seraient transgressés.

            A l’égard de la structure du parti, le statut mentionne que celui-ci fonctionne sur l’entier territoire de la Roumanie, au niveau local, départemental et central. En bref, les membres du Parti Humaniste de Roumanie sont groupés en Clubs politiques (formés sur le critÈre administrative territorial). Au moins trois Clubs d’une localité se constituent dans une Filiale Locale. Les Filiales Locales d’un département et de Bucarest créent la Filiale Départementale ; la Filiale du Municipe de Bucarest a le statut de Filiale Départementale et les filiales des six arrondissements détiennent le statut de Filiales Locales. La totalité des Filiales Départementales représente la structure du parti au niveau national.

            Les fonctions de chaque organisation à tous les niveaus sont presque les mÊmes : agir en vue de la promotion de la doctrine politique humaniste, l’accomplissement du programme politique et des décisions adoptées par les structures du parti supérieures du point de vue de la hiérarchie, la désignation des délégués aux Conférences des Filiales Locales ou Départementales.

            La structure est symétrique à l’égard des organes territoriaux de direction du parti aussi : au niveau des Filiales Locales il y a la Conférence de la Filiale Locale, le Conseil Local et le Bureau Executif Local ; de mÊme, au niveau départemental on trouve la Conférence de la Filiale Départementale, le Conseil Départemental et le Bureau Executif Départemental. Ces conférences sont tenues pour le bilan, la présentation d’un compte rendu et pour des élections. Toutes les décisions des conférences sont adoptées par le vote de la majorité simple (à l’exception de la situation concernant l’arrÊt de l’activité du Parti Humaniste de Roumanie, lorsque la décision est prise uniquement par le CongrÈs du parti avec la majorité absolue des délégués présents).




            Le Conseil Local du parti propose des candidats du parti pour les élections locales et parlementaires et représente le parti dans les relations avec les autorités locales et les filiales d’autres partis. A fur et à mesure que la hiérarchie monte, les attributions des organes de directions aumentent aussi. Le Conseil Départemental peut ouvrir des comptes dans des banques, est responsable du patrimoine et de la gestion des moyens financiers, réalise le budget des revenus et des dépenses au niveau départemental, se prononce sur les propositions de dissolution des Clubs politiques humanistes.

            Au niveau national, les organes de direction collective du parti sont : le CongrÈs, le Conseil National et le Bureau Permanent. Il y a aussi le Forum Humaniste, qui représente l’autorité de décision doctrinaire du parti et dont les membres sont élus tous les huit ans par le CongrÈs. Ce dernier est l’organe suprÊme de direction, étant convoqué tous les quatre ans pour analyser et décider sur l’activité déployée par le Conseil National, qui est l’organe central de direction du parti pendant la période comprise entre deux congrÈs. C’est il celui qui dÈcide sur les activitÈs internationales (l’afiliation ou la retraite des organisations politiques internationales), sur la fusion avec un autre parti politique, les alliances politiques ou électorales, en établissant la politique du parti dans ce cadre, approuve le programme de gouvernement, valide les leadeurs des  groupes parlementaires des deux Chambres. A son tour, le Bureau Permanent (avec le Bureau Politique – le niveau de stratégie, d’analyse et de décision politique - et le Secrétariat Executif) est l’organe exécutif du parti  qui dirige l’activité du parti entre les deux sessions du Conseil National.

            Pendant l’année électorale 2004, le Parti Humaniste de Roumanie a signé un protocole de coalition gouvernementale avec le Parti Social Démocrate, signe que ce dernier ne se croyait tellement puissant pour gagner seul les élections parlementaires de novembre 2004 et comptait sur un apport assez important de la part du Parti Humaniste. Tout comme dans le cas de l’Alliance D.A., le protocole a été signé au niveau central, mais dans le territoire il n’y avait pas encore des ententes claires. AprÈs les élections parlementaires, le résultat s’est montré assez étroit entre les deux coalitions, l’Union Parti Social Démocrate  + Parti Humaniste obtenant 132 mandats dans la Chambre des Deputes et 57 dans le Sénat.

           



[1] Le décret-loi numéro 8, du 31 décembre 1989

[2] Le message du président du Parti Humaniste de Roumanie

[3] La doctrine Êcrite du Parti Humaniste de Roumanie

[4] John LOCKE, Al doilea tratat despre carmuire, traduction de Silviu Culea, Ed. Nemira, Bucuresti, 1999








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