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Louis Braille

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Louis Braille

un élÈve de premier ordre. Il réussissait dans toutes les disciplines enseignées et raflait toutes les récompenses, qu’il s'agisse de taches manuelles ou de travaux intellectuels. Braille n’avait pas encore quinze ans qu’on lui confiait déjà certaines responsabilités d’enseignement. On lui attribua de plus en plus de fonctions de toutes natures à l’Institut.

Son invention

Louis Braille en braille

C’est aux alentours de 1819 que Louis Braille apprit l’existence de Charles Barbier de la Serre et de son invention. Immédiatement, il voulut y apporter quelques améliorations. Malheureusement, une grande différence d’age séparait les deux inventeurs et, malgré son succÈs à l’Institut, personne ne fit attention à Louis. D’autre part, Barbier, qui avait un caractÈre entier, n’a jamais accepté que l’on touche au principe de son invention : représenter des sons, comme la sténographie, et non l’alphabet. Le dialogue n’a sans doute pas été facile entre le jeune écolier et l’inventeur, chevronné et sÛr de lui; il est probable aussi que Barbier, n'étant pas aveugle, ne ressentait pas la lecture par les doigts. Cela n’a pas empÊché Braille de poursuivre la mise au point de son propre systÈme, auquel il travaillait avec acharnement, surtout le soir et la nuit. AprÈs quelque temps, son travail fut presque au point, vers 1825. C’est en 1827 (Braille avait dix-huit ans) que cette écriture reçut pour la premiÈre fois la sanction de l’expérience : la transcription de la «grammaire des grammaires». En 1829 parut, imprimé en relief linéaire qui était encore l’écriture officielle à l’institution, l’ouvrage intitulé Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux, par Louis Braille, répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles. On peut dire que c’était le « véritable acte de naissance du systÈme braille ». Ce premier alphabet n’était pas exactement celui que nous connaissons, mais sa partie principale - les quatre premiÈres séries - était la mÊme qu’aujourd'hui ; il comportait, outre les points, un certain nombre de traits lisses qui ont rapidement disparu. Dans son exposé, Braille décrit la « planchette » et le « stylet » mais ne dit pas comment réaliser les traits lisses. On ne connait pas les rÈgles que Braille s’est fixées pour établir la premiÈre série de signes, dont les autres découlent. Ce que l’on sait, c’est que Braille a été trÈs attentif à écarter les signes qui auraient pu prÊter à confusion car trop proches les uns des autres.



Ses talents d'organiste

Louis Braille fut aussi un organiste de talent qui apprit à jouer à l'Institut des jeunes aveugles dans la classe de Marrigues. Il fut titulaire de l'orgue de Église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris dÈs 1834 ainsi que de l'orgue de l' Église Saint-Vincent-de-Paul en 1845.

Disparition

Tombe au Panthéon de Paris.

C’est vers 1835 que les proches de Braille ont pu remarquer qu’il commençait à Être sujet à des quintes de toux de plus en plus réguliÈres. En tenant compte de ce fait, on allégea petit à petit ses taches de professeur, ne lui laissant à partir de 1840 que ses leçons de musique. Il décida alors de lui-mÊme, en 1844, d’abandonner définitivement l’enseignement. Il profita de son temps libre pour essayer de donner encore plus d’ampleur à son travail et inaugura en 1847 la premiÈre machine à écrire le braille. Cependant, c’est dans la nuit du 4 au 5 décembre 1851 qu’une hémorragie abondante du poumon l’obligea à cesser toute activité.




Alité, de plus en plus affaibli par des hémorragies successives, il mourut le 6 janvier 1852 d’une tuberculose, en présence de ses amis et de son frÈre, aprÈs avoir reçu l’extrÊme-onction. Il fut inhumé le 10 janvier à Coupvray, selon la volonté de sa famille. Il fallut attendre un siÈcle pour que la dépouille mortelle de Louis Braille, bienfaiteur de l’humanité, rejoigne enfin, au Panthéon, les plus grands des personnages français. Il fut cependant décidé de laisser, en hommage à son village d’enfance, ses mains inhumées dans sa tombe à Coupvray.

Le mot de la fin

Buste à Buenos Aires.

Lorsque l’on évoque le nom de Braille, que plus personne n’ignore, ce qui vient immédiatement à l’esprit de tous, c’est évidemment l’écriture ponctuée qui porte son nom. TrÈs peu de personnes, mÊme parmi celles qui s’intéressent au sort des aveugles, savent que Braille ne s’est pas reposé sur ses lauriers aprÈs l’avoir mise au point.

Il restait en effet un problÈme important que le braille ne résolvait pas : celui de la communication entre aveugles et voyants, qui avait été une des préoccupations majeures de Valentin Haüy. On ne pouvait évidemment pas demander que le braille soit enseigné dans les écoles des voyants, mÊme si cette écriture ne présentait aucune difficulté d’apprentissage pour qui utilisait ses yeux et non ses doigts. C’était aux aveugles de se mettre à la portée des voyants et Louis Braille en était parfaitement conscient. Mettant une fois de plus en action son imagination et son intelligence, il inventa une méthode nouvelle qu’il exposa en 1839 dans une petite brochure imprimée en noir, intitulée Nouveau procédé pour représenter par des points la forme mÊme des lettres, les cartes de géographie, les figures de géométrie, les caractÈres de musique, etc., à l’usage des aveugles. Cette méthode, en résumé, était basée sur un repérage, par coordonnées, de points en nombre suffisant pour permettre d'une part la reconnaissance visuelle de lettres, chiffres et autres signes des voyants, d’autre part leur reconnaissance tactile par les aveugles.

Une rue du 12e arrondissement de Paris porte actuellement son nom. Elle se situe entre l'avenue Michel-Bizot et le boulevard de Picpus.








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