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L'AGE DES ÉTATS ET DES ÉTATS

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L'AGE DES TATS ET DES ÉTATS




(Gouvernement et idées)

Le niveau étatal met face à face le citoyen et l'autorité à partir du désir, manifeste ou non, du premier de participer aux décisions importantes, concernant la nation.

L'État moderne a été le principal exposant et défenseur de l'intérÊt national. D'aprÈs certains auteurs, la sécurité, la richesse, la liberté et la justice sont les principales aspirations des cityens, correspondant à des besoins fondamentaux.

La culture est un systÈme qui n'est pas rigide, mÊme si elle garde les traces historiques de certaines orientations, et l'on dit que les idéologies sont les premiÈres à essayer de structurer les valeurs de la culture. Seulement, le plus souvent, les idéologies ont exercé sur les cultures une domination pesante et restrictive. De l'antiquité jusqu'à nos jours, elles n'ont cessé d'Être marquées par les dimensions culturelles.

Tous les animaux sont égaux, mais … - (IDH)

La relation entre l'autorité et le citoyen est gérée différemment selon les pays. L'éventail politique des pays à fort IDH est caractérisé par des ailes droites et gauches trÈs forte et un centre faible ; ce qui reflÈte la polarisation entre dépendance et contre dépendance. Tandis que les pays à faible IDH ont des gouvernements pluralistes et peuvent passer, de façon pacifique, d'un parti de coalition à l'autre selon le résultat d'élection démocratique.

Les institutions de pays à faible IDH sont copiées par des pays à fort IDH car les idées politiques voyagent au-delà des frontiÈres. Mais, instaurer des élections ne va pas changer du jour au lendemain les mœurs politiques d'un pays si elles sont profondément ancrées dans la programmation mentale d'une grande partie de la population.

Parents, enseignants, cadres et leaders politiques sont tous les enfants de la culture. Leur comportement ne se comprend que si l'on connait la programmation mentale de leurs enfants, élÈves, subordon-nés ou administrés. Les comparaisons de dimensions, comme la dis-tance hiérarchique, permettent d'évaluer les théories, conçues ou adop-tées dans ces pays, pour expliquer ou prescrire les modes de pensée et de comportement. Les philosophes se sont toujours penchés sur les questions d'inégalité et cela imprÈgne encore les cultures : sous l’influence chinoise (Singapour, Hong Kong, Corée du Sud, TaÏwan et Japon) les populations acceptent et apprécient l'inégalité, mais elles pensent que l'usage du pouvoir doit Être modéré par le sens des responsabilités. Platon, dans la GrÈce ancienne, jouait sur les deux acceptions du mot 'égalité' : l'une quantitative et l'autre qualitative. Il reconnaissait le besoin d'égalité, mais le pouvoir devait Être exercé par une élite. L'italien Machiavel distingue deux modÈles : le renard et le lion. Pour lui, le dirigeant prudent sait les utiliser alternativement. La ruse du renard lui permettra d'éviter les piÈges et la force du lion fera fuir les loups. Mais, le modÈle animal suivi par les dirigeants dépend fortement du fait que ses administrés sont eux-mÊmes des lions ou des renards. Karl Marx s’intéressait au pouvoir pour le donner à ceux qui en étaient écartés et semblait supposer que l'exercice du pouvoir pouvait Être transféré des personnes physiques à un systÈme. En fait, à la lumiÈre de ce que nous savons de la tendance humaine à l'inégalité, une dictature du prolétariat est une contradiction dans les termes.

L'exportation d'idées vers d'autres pays, sans prise en compte du contexte culturel d'origine de ces idées, et de leur importation par des adeptes crédules n'est pas limitée au domaine politique ; on en voit également des exemples dans les domaines de l'éducation du manage-ment et de l'organisation.



Entrée interdite. Propriété privée. - (IND)

Moins le programme mental personnel est individualiste, plus il y a de chances que l’État joue un rôle dominant dans le systÈme économique. L'indice de la liberté de la presse, établi par des polito-logues, est parfaitement corrélé avec l'IND. Philippe Schmitter (cité par HOFSTEDE 1994 : 97), politologue américain, a établi un indice de 'corporatisme social' qui correspond à un systÈme politique oÙ les groupements d'intérÊt, en particulier dans le domaine des relations du travail, sont représentés par des associations déclarées auxquelles l’État a conféré le monopole de représenter ces intérÊts. L'indice de corporatisme sociétal est corrélé de maniÈre significative avec le collectivisme et plus fortement encore avec la distance hiérarchique. Mais Schmitter a montré que les pays riches à tendance collectiviste accordent plus de pouvoir politique formel aux groupements d'intérÊts bien organisés et que plus la distance hiérarchique est forte, moins ces groupements sont nombreux. On  a élaboré aussi une théorie sur le lien entre la structure de l’État et la structure familiale qui explique le systÈme idéologique adopté pour le gouvernement d'un pays par la structure familiale prédominante. On ne soumet pas forcément les postulats à une vérification statistique, mais on fournit une somme de données sur les structures familiales du monde entier et l'on montre que pour comprendre le gouvernement d'un pays il faut comprendre les familles. Par exemple, la structure familiale traditionnelle de Russie est la famille élargie exogame, modÈle qu'on retrouve en Roumanie, Yougoslavie, Slovaquie, Bulgarie, Hongrie, Finlande, Albanie, Italie centrale, Chine, au Vietnam, à Cuba et dans l'Inde du nord. Tous ces pays auraient été attirés par le communisme parce que 'c'est le transfert au parti-État des caractéristiques morales et des mécanismes régulatoires de la famille communautaire exogame' (TODD, cité par HOFSTEDE 1994 : 100).

Les Américains sont persuadés que l'individualisme est une valeur positive alors que Mao Tse Toung y voyait le mal absolu. Adam Smith (1723-1790), un des fondateurs de l'économie en tant que discipline, était persuadé que la recherche par chacun de son intérÊt personnel conduirait à la richesse des nations. Mais, du fait des hypothÈses individualistes sur lesquelles elles sont fondées, les théories économiques occidentales ne s'appliquent probablement pas dans les sociétés oÙ l'intérÊt collectif l'emporte sur l'intérÊt individuel. Le sociologue néerlandais, Cas Vroom, compare ainsi la notion de 'rentabilité des capitaux investis' à la notion indonésienne de 'rendement des faveurs consenties' (VROOM 1981).

En 1981, l'étude des SystÈmes de Valeurs européens a collecté les données sur deux questions concernant l'égalité et la liberté. Les valeurs des ratios préférence/liberté et préférence/égalité sont corrélées, de maniÈre significative, à l'indice d'individualisme de l'étude IBM. Plus un pays est individualiste, plus ses citoyens préfÈrent la liberté à l'égalité. Par contre, ce ratio n'est pas du tout corrélé avec la distance hiérarchique.

Le degré d'individualisme ou de collectivisme d'une société a des répercussions sur la conception que cette société a de la nature humaine. Abraham Maslow (1908-1970) a formulé sa théorie sur les 'besoins humains' ; la réalisation de soi-mÊme figure en haut de la pyramide de Maslow, ce qui reste la motivation suprÊme d'une société individualiste ; c'est un concept de personnalité familier à la pensée occidentale mais pas universelle. Dans une société collectiviste, on réalisera ce qui est dans l'intérÊt du clan, ce qui demandera un effacement de la part de nombreux membres du clan.

L'anthropologue sino-américain, Francis HSU, explique que la langue chinoise n'a pas de terme équivalent au mot 'personnalité' au sens occidental du terme, le 'jen' est le mot le plus approchant et il veut dire 'personne' en tant que constante humaine ce qui inclut la personne, son environnement social et culturel direct qui donne un sens à son existence. (HSU, cité par HOFSTEDE 1994 : 103).

Comme une bergÈre, comme un capitaine - (IMA)



Les modes de pensée des citoyens ordinaires se retrouvent, bien sÛr, chez les leaders politiques qui sont les enfants de leurs pays. Les politiciens traduisent les valeurs dominantes de leur pays en priorités politiques, qui sont elles-mÊmes reflétées par les budgets. Selon la dimension de masculinité/féminité, seront privilégiées la rétribution des forts ou la solidarité avec les faibles, la croissance économique ou la protection de l’environnement, les dépenses d’armement ou l’aide aux pays pauvres. Les pays masculins privilégient une société de la réussite, les pays féminins une société de partage. En SuÈde, il est considéré comme important d’assurer une qualité de vie minimum pour chacun. Aux États-Unis et en Grande Bretagne, nombreux sont ceux qui estiment que les pauvres n’ont qu’à s’en prendre à eux-mÊmes pour la dureté de leur sort. Les cultures masculines sont moins permissives que les cultures féminines. L’étude des systÈmes de valeurs en Europe, que nous avons déjà mentionnée, faite à partir de sondages d’opinion dans neuf pays, a permis d’établir un indice natio-nal de permissivité. L’indice obtenu est fortement corrélé avec la féminité. Le rapport du Club de Rome, sur les 'Limites de la crois-sance' paru en 1972, a déclaré officiellement pour la premiÈre fois que la poursuite de la croissance économique et la protection de notre environnement sont des objectifs antinomiques (v.aussi MALITA 1998). Les gouvernements des sociétés masculines donneront plus vraisemblablement la priorité à la croissance, ceux des pays féminins seront plus enclins à faire des choix inverses. Le choix entre croissance et environnement est déjà une source de conflit ; or l’établissement d’un marché unique passe aussi par l’unification des réglementations en matiÈre d’environnement. Ce dernier thÈme sera une des pierres d’achoppement des futures négociations. Les dépenses d’armement en pourcentage du PNB sont positivement corrélées avec le degré de masculinité. Les pays masculins ont tendance à essayer de résoudre les conflits internationaux par la force, les pays féminins par le compromis ou la négociation.

Dans l’histoire de la pensée humaine, le problÈme de l’égalité ou de l’inégalité des sexes est aussi vieux que la religion, l’éthique et la philosophie. Platon, propose dans La République un état idéal gouverné par une élite composée d’hommes et de femmes. Dans la réalité des faits, l’État grec était dominé par les hommes, tout comme l’empire romain. Dans les pays majoritairement chrétiens, le pourcen-tage de catholiques romains est corrélé avec l’indice de degré de mas-culinité. L’Église catholique romaine maintient fermement la préro-gative masculine sur la prÊtrise. Platon et Rufus étaient plus proches des positions féministes modernes que l’Église d’aujourd’hui. Dans les pays masculins, Dieu est plus important. Il est le PÈre, Il est mas-culin. L’importance de Dieu et de la masculinité sont tous deux corré-lés avec l’affirmation du respect des Dix Commandements purement religieux (pas d’autre Dieu, honorer le nom de Dieu, respecter le repos hebdomadaire) plutôt qu’avec les commandements d’ordre sexuel (pas d’adultÈre ou de convoitise de la femme du voisin) et encore moins avec les commandements moraux (honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas faire de faux témoignage, ne pas convoiter les biens du voisin). C’est donc essentiellement la signification émotionnelle du nom de Dieu qui est fortement marquée dans les cultures masculines. Cette étude révÈle que les femmes de tous les pays sont plus reli-gieuses que les hommes, surtout les femmes qui n’ont pas de travail rémunéré. La relation entre l’ampleur du féminisme dans un pays et le degré de masculinité de ce pays est complexe et ambiguë.

Loi de la jungle, loi du talion - (ICI)

Dans les pays à fort ICI, les lois sont plus précises et plus nombreuses que dans ceux à faible ICI. L’Allemagne, par exemple, a prévu des lois pour le cas oÙ toutes les autres lois ne peuvent Être appliquées (Notstandsgesetze), tandis que la Grande-Bretagne n’a mÊme pas de constitution écrite. Dans les pays à fort ICI, les citoyens se révÈlent pessimistes quant à leurs possibilités d’influer sur les décisions prises par les autorités et n’envisagent que des moyens conventionnels pour protester. Les actions les plus extrÊmes doivent Être sévÈrement réprimées par le gouvernement. Les fonctionnaires des pays à fort ICI ont une vision souvent négative de la politique et des politiciens. Les citoyens de ces pays sont obligés d’avoir leur carte d’identité sur eux, pour pouvoir en permanence justifier leur identité. Ces pays ont tendance à Être plus conservateurs, mÊme au sein de partis qui se disent progressistes et comptent plus de partisans du maintien de l’ordre ; leur paysage politique contient plus souvent des minorités extrémistes et ils ont tendance à interdire les groupes politiques dont les idées sont considérées comme dangereuses.

Les citoyens de pays à faible ICI pensent qu’ils sont capables de participer aux décisions politiques au niveau local. Ils se disent prÊts à protester contre les décisions gouvernementales, et à employer les grands moyens en cas d’échec d’actions modérées. Ils se sentent plus compétents et accordent plus de confiance à leurs institutions. La charge de la preuve de l’identité d’un citoyen incombe aux autorités.



Le sentiment d’une population, par rapport aux autres, découle d’un certain nombre de facteurs historiques, mais ils ont aussi une composante de confiance ou de méfiance. Les pays à fort ICI font plutôt preuve de méfiance et les pays à faible ICI font preuve de confiance.

Les pays qui ont constitué l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne, l’Italie et le Japon ont tous trois un fort ICI, plus un fort indice de masculinité. Le fascisme et le racisme trouvent un terrain plus fertile dans les pays à fort degré de contrôle de l’incertitude et de masculinité. Paradoxalement, cette mÊme combinaison de valeurs a contribué aprÈs-guerre au miracle économique du redressement. Les faiblesses d’une culture peuvent, dans certaines situation faire sa force.

Les conséquences du degré de contrôle de l’incertitude sur une société dépendent aussi de son degré d’individualisme ou de collecti-visme. Les pays individualistes à fort ICI ont besoin de lois explicites et écrites, tandis que les pays collectivistes à fort ICI ont souvent des rÈgles implicites, enracinées dans la tradition.

Il n'y a plus de doute que la façon dont une population ou un gouvernement gÈre les conflits est un phénomÈne d’ordre culturel. Les pays avec un fort ICI et un fort collectivisme (ex : pays arabes, Iran, Turquie, l’ex-Yougoslavie, Israël et les pays d’Afrique) auront tendance à éliminer les conflits intergroupes en les niant et en essayant soit d’assimiler les minorités, soit de les réprimander. Les pays à fort ICI et individualistes sont souvent le théatre d’un antagonisme considérable entre les groupes ethniques, religieux ou linguistiques, mais l’universalisme de l’État individualiste essaie de garantir les droits de chacun. Les pays à faible ICI et individualistes essaient d’intégrer activement les minorités et leur garantir des droits égaux, exception faite de l’Afrique du Sud.

Les croyances religieuses nous aident à accepter des incertitudes. Les pays orthodoxes et catholiques romains ont un indice ICI élevé. Les pays juifs et musulmans ont des indices moyens, et les pays protestants un indice faible ; les religions orientales un indice allant de moyen à faible. Pour l’établissement d’une relation entre le contrôle de l’incertitude et la croyance religieuse, il est préférable de distinguer les religions occidentales des religions orientales. La différence entre les sociétés à fort et faible degré de contrôle de l’incertitude réside dans le degré de certitude exigé par rapport à cette Vérité. Dans les cultures à fort ICI, le credo est 'il n’y a qu’une seule Vérité et nous la possédons' alors que dans les cultures à faible ICI on croit aussi à la Vérité mais le besoin d’Être seul à la détenir n’est pas aussi fort : 'Il n’y a qu’une seule Vérité et nous la cherchons'. La confession est une pratique des cultures à fort degré de contrôle de l’incertitude. La confession est un moyen de préserver la rÈgle et rejeter la faute sur la personne. Dans l’Église catholique romaine, cette pratique est relative-ment 'douce', mais le communisme militant de l’Union Soviétique à l’époque de Staline en avait fait un show public. Dans les sociétés à faible ICI, on aura plutôt tendance à modifier une rÈgle s’il est évident qu’elle ne peut Être respectée. Dans le domaine de la philosophie et des sciences, les pays à fort ICI donneront naissance à des systÈmes philosophiques universalistes : en Europe, la France et l’Allemagne ont produit plus de grands philosophes que la Grande-Bretagne et la SuÈde. Les pays à faible ICI ont su tirer des conclusions de l’observa-tion et de l’expérimentation plutôt que de la réflexion (tels Newton, Linné et Darwin).

On ne saurait conclure sans mentionner que, dans les pays à ICI élevé il n'est pas rare de voir se briser des liens d'amitié, suite à une dispute idéologique ou mÊme scientifique. Là aussi, la tolérance devrait gagner du terrain.





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