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VIVRE ET SURVIVRE

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VIVRE ET SURVIVRE 
Le temps c'est de l'argent, l'espace c'est du prestige 



La prise de conscience des limites de notre propre systÈme de valeurs et la tentative de connaitre les systÈmes des autres permet de rendre compte du fait que des gens issus de cultures fort dissemblables sur le plan de la distance hiérarchique, de l'individualisme, de la masculinité, du contrôle de l'incertitude peuvent coopérer de façon fructueuse. Mais les membres de certaines cultures sont plus à mÊme de coopérer avec les étrangers que ceux d'autres cultures. Un pro-blÈme majeur se pose pour les nations et les groupes à l'intérieur des nations, qui ont un ICI élevé et pensent que 'ce qui est différent est dangereux'. Il n'est pas facile non plus de coopérer avec ceux qui ont un IDH fort, car tout dépend alors des humeurs de quelques individus puissants. Les variables comme l'espace et le temps (la 'conscience du temps') sont également à prendre en compte.

Dans certains pays, on peut commencer une réunion avec jusqu'à une heure de retard; la durée d'une journée de travail peut varier consi-dérablement aussi, les horaires étant trÈs précis (spécifiés dans le cadre d'un accord syndical, par exemple) ou trÈs flous, dépendant du lever et du coucher du soleil, des heures de grande chaleur ou bien de la saison. La notion de ponctualité est trÈs relative selon les micro- et les macro-cultures.

Le temps consacré à la formation peut dépendre de facteurs culturels (les stagiaires prenant par exemple sur leur temps libre et non pas sur leur temps de travail), de l'utilisation de nouvelles technologies d'enseignement ou de nouveaux concepts de gestion des ressources humaines. Les rhytmes de vie d'un peuple dépendent de son évolution économique : pour les populations des pays au stade préindustriel, le temps est modelé par les cycles naturels de l'agriculture. Dans les pays industriels, ce sont l'horloge et la chaine de montage qui imposent leur rhytme artificiel. Le temps devient une ressource précieuse pour la société post-industrielle alors que les pays sous-développés en disposent en abondance.

(MORAN - XARDEL 1994 . 151)

Le rythme de l'existence est linéaire pour certains peuples, il est cyclique pour d'autres.

La perception humaine du temps s'est développée à partir des rhytmes naturels, mais, de nos jours, l'homme tente de manipuler le temps et de définir ses propres rhytmes, parfois à son bien, parfois à son détriment. Chaque culture a son propre 'langage' temporel et elle tient pour acquise la maniÈre dont elle perçoit et organise le temps..

Le temps est ainsi un systÈme essentiel, à la fois de communication et d'organisation. Dans les nations occidentales, à certains degrés, la maniÈre de traiter le temps est révélatrice de l'importance que nous donnons aux personnes et aux taches.

Ce 'langage' temporel, parce qu'utilisé inconsciemment, est moins sujet à manipulation que le langage verbal. Il est donc important, spécialement dans le domaine des affaires, de savoir le déchiffrer.

(HALL-REED HALL 1990 : 36)

Il existe de nombreuses maniÈres de percevoir et de traiter le temps. Edward T. Hall et Mildred Reed Hall dégagent deux concepts qu'ils considÈrent utiles dans les affaires internationales : le temps (systÈme) monochronique, dans lequel on ne prend en considération et on ne fait qu'une seule chose à la fois (le temps 'allemand'), et le temps (systÈme) polychronique, caractérisé par la simultanéité de différentes activités, par un accent sur la tache, sur l'interaction (le temps 'latin').

L'internationalisation provoque une multitude de situations et de relations interculturelles. Il va de soi que les deux types de perception du temps se heurtent sans cesse. Maintes entreprises sont confrontées à l'assimilation d'un certain nombre de connaissances sur les pays oÙ elles s'efforcent de s'implanter et l'on doit pratiquer un style de management adapté à l'environnement donné.

Une comparaison entre les systÈmes polychronique et monochronique s'avÈre nécessaire si l'on veut éviter, au moins en partie, les malentendus, lors de la mise en contact de deux (ou plusieurs) cultures.

Dans un systÈme monochronique :

on ne fait qu'une chose à la fois ;

l'exactitude est poussée à l'extrÊme ;

on se consacre exclusivement à la tache entreprise ;

l'exécution du projet a priorité sur les rapports entre individus ;

on suit scrupuleusement les programmes établis ;

on communique sans se référer au contexte (ou trÈs peu) ;

on s'efforce de ne déranger personne ;

réserve et distance sont la rÈgle ;

la propriété est bien définie ;

le prÊt et l'emprunt n'existent que 'par contrainte';

les relations sont plus superficielles (voire éphémÈres) ;

les engagements importants portent sur les dates, la durée, le temps, en général ;



les individus sont plus lents et plus méthodiques.

Dans un systÈme polychronique :

on mÈne plusieurs taches de front ;

l'exactitude est trÈs relative ;

on communique en se référant souvent au contexte ;

les interruptions et les changements d'occupation sont admises ;

les relations entre les individus sont importantes ;

on peut modifier les programmes et les projets facilement ;

on accorde de la priorité aux proches ;

les échanges, les emprunts et les prÊts sont admis et fréquents ;

les relations sont plus durables et plus intenses ;

les individus manquent de patience et ils ont tendance à passer directement à l'action ;

les engagements les plus contraignants se rapportent aux personnes.

L'espace, comme le temps, est partie intégrante de la communication. Il peut confirmer, infirmer ou contredire un message verbal. Dans toute Il peut intéraction physique, la distance interpersonnelle et ses variations sont utilisées pour communiquer. La personne élevée dans un systÈme oÙ les distances interpersonnelles sont moindres, tend à se rapprocher de son interlocuteur pour communiquer; celui-ci, au contraire, s'efforce de rétablir ce qui, pour lui, est la distance normale pour une conversation entre inconnus. Les sentiments de 'rejet' et d''agression' (voire 'harcellement') ou d''acceptation' se manifestent lors de toute interlocution.

L'espace est aussi un signe de pouvoir, trÈs nettement marqué dans les organisations, car il confÈre plus de prestige.

L'affaire dans le sac ou la peau de l'ours

De tout temps, les hommes d'affaires du monde entier ont fait preuve d'habileté à négocier avec des interlocuteurs de langue et de culture différentes.

Négocier signifie aboutir à des accord satisfaisants, une compétence qui est de plus en plus appréciée sur le plan national ou international. Que la négociation concerne des accords syndicaux et soit liée à la culture nationale ou qu'elle porte sur des contrats entre différents pays, les cadres des entreprises transnationales accordent un grand crédit à cette compétence managériale.

(MORAN - XARDEL 1994 : 73)

Maints livres on paru les derniÈres années sur l'art de la négociation; maints programmes informatiques proposent des simulations à partir de la théorie des jeux et permettent de calculer le choix optimal dans une situation de négociation.

Il ne fait aucun doute que la qualité des contacts interculturels dans le cadre des négociations internationales peut contribuer à éviter des conflits involontaires, mais il faut que les parties en présence disposent du savoir nécessaire aux prises de décisions.

Les diplomates, pour arriver à Être expérimentés, doivent acquérir un savoir-faire professionnel qui leur permette de mener à bien des négociations sur des sujets pour lesquels ils sont investis, mais dans le cadre des négociations d'affaires il est tout aussi important de mandater des personnes instruites, en mÊme temps dans le plan professionnel que dans le plan interculturel.

Lors d'une négociation, on se réunit pour discuter des intérÊts communs ou opposés, afin de parvenir à un accord mutuellement bénéfique. Au niveau international, différents éléments culturels entrent en jeu, aussi est-il utile, lors de la préparation d'une telle négociation, de passer en revue et de comprendre l'attitude et l'orientation de son partenaire par rapport aux valeurs et aux priorités du moment aussi bien qu'en perspective.

Les variations du processus de négociation sont attachées au langage, à l'expression corporelle, aux formalités d'usage, aux méthodes de résolution des problÈmes, aux hypothÈses implicites, etc..

Pour réussir, un négociateur doit avoir conscience de plusieurs éléments :



le conditionnement culturel, qui influence la maniÈre dont les négociateurs envisage l'interaction ; on peut se retrouver mal à l'aise vis-à-vis des Occidentaux, habitués au jeu du 'donnant-donnant';

la confiance dans son interlocuteur, qui devrait se gagner sur le champ, chaque partie faisant preuve de bonne foi et dissipant la méfiance initiale ou confirmant le crédit accordé par avance ;

l'utilisation d'un intermédiaire, qui s'avÈre utile dans les rapports avec des cultures pour lesquelles il est 'gÊnant' de manifester ouvertement un désaccord ;

les compétences en négociation internationales, qui présupposent savoir s'exprimer d'une maniÈre parfaitement compréhensible, se montrer sensible à l'origine culturelle des autres, savoir gérer le stress et faire face à des situations imprévisibles, savoir regarder 'avec les yeux de l'autre' et comprendre son comportement, savoir démontrer les avantages de la proposition que l'on présente, de maniÈre à obtenir l'adhésion du partenaire.

Une négociation réussie est un jeu à somme positive dans lequel les deux parties sont gagnantes. La conformité des actes du négociateur aux valeurs de son homologue, son approche, son attitude, ses méthodes et le souci qu'il montre des sentiments et des besoins de son interlocuteur sont des facteurs sine qua non pour une fin heureuse.

Le MOT d'OR

Le français, langue de la 'Déclaration des

droits de l'homme'.

Dans la plupart des contacts culturels, les deux parties parlent des langues maternelles différentes. Tout au long de l'histoire, ce problÈme a été contourné par l'utilisation de certaines langues pour le commerce et les stratégies linguistiques ont conduit à une sorte de suprématie de l'anglais. Mais, sans prendre en compte le nombre de locuteurs du chinois, auquel nous avons fait référence supra, il faut dire que le français, l'espagnol et l'allemand tout d'abord, le portugais, l'italien et le russe ensuite, se sont partagé les aires d'influence.

La lutte pour la suprématie (surtout entre l'anglais et le français remonte au dixiÈme siÈcle et, semble-t-il, elle n'a pas cessé.

Depuis bientôt mille ans, la langue française a eu des contacts si fréquents, si intimes et parfois si passionnels avec la langue anglaise qu'on est tenté d'y voir comme une longue histoire romanesque oÙ se mÊlent attirance et interdits, et oÙ les premiers héros ont des noms qui sont plus célÈbres dans l'histoire tout court que dans l'histoire des langues, comme par exemple Guillaume le Conquérant ou Jeanne d'Arc.

Ces deux personnages emblématiques ont pourtant leur place dans une histoire de ces deux langues car, sans le vouloir, ils ont orienté leurs destins. En effet, avec l'arrivée de Guillaume de Normandie et de ses barons en Angleterre au milieu du XI-e siÈcle, c'est la langue venue de France (les gras sont de nous) qui s'est imposée comme la langue de cour d'Angleterre, de sa noblesse et de son administration, reléguant l'anglo-saxon dans les usages populaires et sans prestige. […]cette situation se prolongera durant trois cents ans, pendant lesquels le français est resté la langue phare en Angleterre.

(WALTER 2001 : 11)

C'est en quelque sorte à Jeanne d'Arc qu'il faut reprocher la perte de terrain, car son action, qui a chassé les Anglais hors de France, a fait perdre au français les chances d'expansion mondiale. Ce que nous ne saurions taire, en luinguiste, c'est que les deux langues n'ont cessé de s'influencer et les adeptes de l'anglais seraient étonnés d'apprendre que 'plus des deux tiers du vocabulaire anglais vient du français ou du latin' (WALTER 2001).

Apprendre une langue étrangÈre n'est plus une question de raffi-nement culturel, c'est, souvent, une question de survie. Au-delà du ni-veau de la fonctionnalité, les langues sont une mise en communication interculturelle et leur connaissance apporte l'équilibre et l'harmonie.

C'est pourquoi on affirme de plus en plus ouvertement la nécessité, dans l'enseignement des langues comme langues 'étran-gÈres', de la prise en compte de l'interculturalité.

L'apprentissage et l'enseignement des langues secondes et étrangÈres d'aujourd'hui, et celui du français en particulier, prend de plus en plus une orientation humaniste que la mondialisation favorise. Précisons que par humanisme, nous nous référons à un courant de pensée plus que millénaire (avec ou sans appellation) qui   prend pour fin la personne humaine et son développement. Au fil des ans, l'humanisme a pris diverses formes, de l'importance de la dignité de l'esprit humain à une perspective contemporaine de solidarité sociale, de répartition des richesses et de paix.

(MARTEL 2002 : 2)

Les nouvelles didactiques tentent de consolider des objectifs et des idéaux d'apprentissage des langues qui développent l'humain dans une orientation particuliÈre : 'par la voie de l'exploration intellectuelle motivée, par la voie d'une expression dans une société d'acceptation ou par la voie d'une relaxation émotive qui permet l'acquisition intellectuelle' (v. MARTEL 2002).

Les humanismes en langues ont pour objectif de favoriser un bi-, pluri-linguisme de tolérance et de compréhension, le courant inter-culturel explicitant les conditions dans une approche constructiviste. L'interculturel commence par des liens de solidarité, concrétisés par le mouvement des droit universaux. Il vaut mieux faire appel aux valeurs culturelles traditionnelles, que de limiter les droit humains selon une culture donnée.

Une rencontre interculturelle à travers l'enseignement des langues ne peut Être que bénéfique dans la construction d'une communication réussie.






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