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AUTRICHE

la géographie

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AUTRICHE

ÔSTERREICH



La période classique des explorations spéléologiques en Autriche commence en 1879 avec la fondation d'une société spé-léologique à Vienne. Cette organisation, la première au monde spécialisée dans l'étude des grottes et des gouffres, a une orientation scientifique. En raison de la situation politique en Europe centrale pendant cette époque, la plupart des explorations réalisées par les spéléologues autrichiens a lieu dans le karst morave d'une part et dans le karst classique (triestin et Slovène) d'autre part. Néanmoins, il y a aussi, entre 1879 et 1894, un nombre respectable d'explorations dans les cavités des Alpes Orientales.

Une série de grandes explorations et de découvertes importantes dans les Alpes calcaires entre 1908 et 1913 révèle l'existence de grands réseaux dans le Dachstein (Haute-Autriche), dans le Tennengebirge (Salzburg) et en Styrie près de Graz (avec la Lur-grotte). Une première fédération spéléologique, le Verein fur Hôhlenkunde in Ôsterreich, est fondée et édite une revue spéléologique.

Fig 056

A la fin de la première guerre mondiale, l'Autriche reçoit ses frontières actuelles. L'intérêt des spéléologues se concentre sur les régions calcaires karstifiées des Alpes qui occupent environ 14% de la superficie totale du pays. Les études scientifiques sont coordonnées par un institut spéléologique national, Spelaologisches Institut, qui publie une revue annuelle : Spelëologis-chesJahrbuch. Des cours réguliers de spéléologie sont donnés à l'université de Vienne dès 1924 et en 1928 est promulguée une loi spéciale concernant la protection des grottes en Autriche.

Fig 057

Les clubs spéléologiques régionaux sont affiliés à une fédération nommée Hauptverband deutscher Hohlenforscher; ils s'intéressent aux cavités verticales. Ainsi, le Geldloch, en Basse-Autriche, devient, avec 464 m de dénivellation, le gouffre le plus profond du monde. Le rassemblement systématique des données de toutes les grottes explorées est entrepris. Beaucoup de descriptions spéléologiques sont publiées dans le bulletin trimestriel Mitteilungen ûber Hohlen-und Karstforschung.

La fédération signalée plus haut réunit des spéléologues de plusieurs pays, aussi bien sportifs que ceux qui sont intéressés par les divers domaines scientifiques de la spéléologie. Toutes les activités se terminent pendant la deuxième guerre mondiale. Elles recommencent immédiatement après la cessation des hostilités, en 1945, grace aux sociétés régionales de Graz, Linz, Salzburg et Vienne. De grandes expéditions sont menées, explorant en détail les réseaux de Lurhôhle (Styrie), Geldloch (Basse-Autriche), Dachstein-Mammuthôhle (Haute-Autriche) et Tantal-hôhle (Salzburg).

Fig 058

En 1949 est créé le Verband ôsterreichischer Hohlenforscher (fédération des spéléologues autrichiens) dont les membres sont les clubs ou sociétés spéléologiques d'une part, et les administrations des grottes aménagées de l'autre. Cette fédération publie dès 1950 un bulletin trimestriel Die Hohle. Elle collabore jusqu'en 1974 avec les pouvoirs publics en ce qui concerne la protection effective des cavités selon la loi fédérale. Elle s'occupe de la formation des guides de grottes touristiques (qui doivent avoir une autorisation gouvernementale) et elle contribue à la documentation générale sur les cavités et leurs explorations. Cette documentation est centralisée jusqu'en 1974 au Bureau de la protection des monuments (avec un département «Protection des cavernes»). Depuis cette date, elle est rassemblée dans le nouvel Institut fur Hôhlenforschung qui est affilié au Naturhistorisches Muséum de Vienne, remplaçant l'ancien département de protection.

La période 1961-1985 est caractérisée par une «explosion» des explorations spéléologiques et par des découvertes imprévues. En raison de la nature du pays (il s'agit essentiellement de kàrsts haut-alpins), la plupart des expéditions ne peuvent avoir lieu que durant les mois d'été. Pour les Autrichiens, c'est une période de vacances, aussi les découvertes et explorations ont été surtout le fait des équipes étrangères. Ceci ne facilite pas un enregistrement rigoureux des résultats. Néanmoins, le Verband Ôsterreichischer Hohlenforscher et l'Institut fur Hôhlenforschung à Vienne ont essayé de préparer pour 1986 une liste aussi exacte que possible des plus grandes cavités autrichiennes, parmi les 8800 actuellement enregistrées. Une documentation détaillée concernant les cavités plus longues que 2 km et plus profondes que 200 m : Théo Pfarr et Gunter Stummer, Die langsten und tiefsten Hohlen Ôsterreichs, est prévue pour cette même année.

Hubert Trimmel.

Fig 059

DÉNIVELLATIONS :

1. SCHWERSYSTEM (Tennengebirge, Salzburg) (1511/268) .-1219 m

Le gouffre, situé à 1843 m d'altitude, s'ouvre dans le vallon éponyme, Schwer, massif du Tennengebirge. On y parvient de Salzburg en dépassant Golling, puis Abtenau, Scheffau, puis par un sentier de grande randonnée passant par le refuge Rosberg et filant vers le sommet Scheibling KG via le vallon Schwer.

Carte 1/50000 n° 94 (Hallein) 47°32'40,2' Nord et 13°16'29,5' Est.

L'émergence du gouffre serait la puissante Winnerfall, quelque 1150 m plus bas (alt 700 m).

La découverte du gouffre, en août 1979, est due au Spéléo-Club de Marseille (Club Alpin Français) qui le descend jusqu'à -254 m dans une branche qui se révélera être un cul-de-sac à -293 m en 1980. Les recherches sont reprises plus haut et à -110 m une galerie conduit à une nouvelle série de puits. Les explorateurs marseillais s'arrêtent au sommet d'un grand puits de 205 m, à 540 m de profondeur. En octobre de la même année, le S.C.M. s'attaque au puits mais renonce à - 647 m par manque de matériel.

En août 1981, le S.C.M. renforcé par des individuels marseillais organise une expédition qui par raids successifs descend jusqu'à - 1105 m où une dangereuse conduite forcée interrompt l'exploration.

En 1982, la conduite se révèle infranchissable, mais à -1066 m une suite est trouvée. Elle est explorée en 1983. A - 1219 m, une diaclase est dans sa quasi-totalité occupée par la tumultueuse rivière.

Topographie : S.C. Marseille C.A.F., issue de Spelunca Mémoi-res, 1983 (13).

Bibliographie: Pellegrin (P.), Robert (G.) Batman-hôhle (sic). Massif du Tennengebirge. Autriche, Spelunca, 1982 (6) : 25-30. S.C. Marseille - Expédition Autriche 1983, Spéléopérations, n° spécial, n.d. n.p.

2. DACHSTEIN-MAMMUTHÔHLE (Dachstein, Oberosterreich) ..(1547/9a-g) (+ 423, -757) 1180 m

C'est un réseau qui comporte sept entrées : Mammuthûhle Alter Osteingang (alt 1324 m), Westeingang (1392 m) et Neuer Osteingang (1368 m), Oedleingang (1334 m), Unterer Einstieg Wasserschacht (1259 m), Obérer Einstieg Wasserschacht (1274 m) et Dàumelkogelschacht (1815 m).

Il se trouve dans le massif du Dachstein, à 3 km au sud-est d'Obertraun, 500 m à l'ouest du refuge de Schônbergalpe qu'on atteint par un téléphérique à partir d'Obertraun. L'entrée de la grotte touristique est à environ 15 mn de marche du refuge.

Carte 1/50000» n° 96 (Bad Ischl).

Les explorations commencent au début du XXe siècle, autour des années 1910. Elles sont interrompues à deux reprises par les guerres mondiales. Après 1945, les explorations sont menées par le Landesvereins fur Hôhlenkunde in Wien qui en 1952 atteint la dénivellation de 315 m (-173, +142). En 1964, la jonction Mammuthôhle-Oedlhôhle donne un développement de 16000 m. Celui-ci passe à 17600 m en 1966. En 1972, les 25280 m sont atteints, puis 26280 m en 1973, 26783 m en 1974 et 27746 m en 1975, la dénivellation étant de 405 m (-287, + 118). Le développement poursuit sa progression régulière : 1978, 30630 m; 1979, 33457 m et 1980, 35825 m pour une dénivellation de 883 m.

Le 3 septembre 1981, la jonction avec Dàumelkogelschacht permet au réseau de dépasser les 1000m de dénivellation: 1180m (-757, +423), tandis que le développement passe à 37046 m, puis 38185 m en 1984 et 38529 m en 1985.

Topographie: plan d'après Die Hohle, suppl. n° 14, 1966 et coupe d'après documents transmis par G. Stummer.

Bibliographie: Stummer (G.) - Atlas der Dachstein-Mammuthôhle 1: 1000', Wien, 1980, 100 p.

3. JUBILÀUMSSCHACHT (Hoher Gôll, Salzburg) (1336/70) -1173 m

Situé dans le massif du Hoher Gôll, à l'ouest des villes de Kuchl et de Golling, Jubilaumsschacht s'ouvre à 2009 m d'altitude, sur les pentes est du lapiaz du cirque du Gruberhom (voir à Gruberhomhôhle).

Carte 1/500009 n° 94 (Hallein).

C'est un membre de l'expédition du club polonais P.T.T.K. Gdynia, le Hongrois Lazslô Lukacs, qui découvre le 21 août 1980 Jubilaumsschacht. En trois incursions, entre le 21 et le 29 août, la cote - 175 m environ est atteinte.

L'année suivante, l'Association polonaise d'alpinisme de Warszawa organise une expédition forte de onze membres, dirigée par Christian Parma, qui consacre deux mois, août et septembre, à l'exploration du gouffre. Elle franchit un grand puits de 201 m, Amadeusschacht (nous ne sommes pas loin de Salzburg !) et installe un bivouac à la cote -900 m. De là, par une série de ressauts et de puits arrosés, elle atteint le siphon terminal à 1173 m de profondeur.

Topographie : d'après L Lukacs et al., issue de Spelunca, 1984 (13).

Bibliographie: Lukacs (L.)- A Jubileum-barlang, Karsztés Bar-lang, 1980, II : 107-108. Parma (C.) - in Spelunca, 1984 (13) : 16-18.

4. SCHNEELOCH (Tennengebirge, Salzburg) (1511/7) (+132, -969)1101 m

Cette cavité, qui fut la première cavité autrichienne à dépasser les 1000 m de dénivellation, s'ouvre sur les pentes du Kuchel-berg, dans le massif du Tennengebirge, à 1610 m d'altitude. L'entrée est signalée sur la feuille topographique.

Carte 1/50000°, n° 94 (Hallein).

Le Schneeloch est creusé dans les calcaires du Dachstein-kalk. Le pendage, orienté est, plonge de 30-35 degrés. L'émergence présumée est celle du Schwarzbach, 1 km au nord, à 630 m d'altitude, et son trop-plein, le Winnerfallhôhle (alt 700 m).

La cavité est connue depuis longtemps. Malgré ses dimensions, le porche d'entrée était obstrué par la neige. A la Toussaint 1975, le Landesvereins fur Hôhlenkunde in Salzburg constate que l'entrée est libre. Il explore la partie ascendante de la cavité jusqu'à + 70 m, tandis que le Groupe Spéléo Alpin Belge dévale la partie descendante jusqu'à -100 m. En septembre 1977, les Polonais du Warszawa A.K.S. et le G.S.A.B. s'arrêtent sur un difficile méandre étroit à -330 m.

Du 19 au 28 août 1978, le G.S.A.B. pousse l'exploration de la branche ascendante jusqu'à + 132 m et celle de la branche descendante, malgré les étroitures, jusqu'à -902 m. Il revient en novembre pour terminer son exploration et découvre à 954m de profondeur un siphon. En 1979, nouvelle expédition du G.S.A.B. au cours de laquelle Georges Feller plonge le siphon sur 15 m de profondeur, portant la dénivellation totale à 1101 m.

Le courant d'air montre des possibilités de jonction avec des entrées supérieures.

Topographie : d'après le G.S.A.B. (1978), fournie par J.-C. Hans.

Bibliographie: Braun (J.-P.), Degrave (E.) - Le gouffre du Schneeloch (sic) (Autriche), Spelunca, 1979 (1) : 11-14.

5. JÀGERBRUNNTROGSYSTEM (Hagengebirge, Salzburg) (1335/35) ..- 1078 m

Jàgerbrunntrogsystem rassemble les cavités suivantes : Petrefaktencanyon (alt 2135 m et 2125 m), Zwillingsschacht (alt 2069 m), Jagerbrunntroghôhle est (alt 2135 m) et ouest (alt 1907 m), Roithnerkar-schacht (alt 1860 m) et Sulzenkareishôhle (alt 1831 m). Il se développe au sud-ouest du massif de Hagengebirge, entre Jàgerbrunntrog (2248 m) à l'ouest et le Raucheck (2215 m) à l'est.

Fig 060

On y parvient à partir de Blùhnbachtal, en montant à Untere Sulzenkarl, puis Obère Sulzenkarl. L'entrée est de Jagerbrunn-troghôhfe est à environ 50 m au-dessus du pylône 154 d'une ligne à haute tension, tandis que l'entrée ouest est à équidistance entre les pylônes 154 et 155.

Carte 1/500006, n° 124 (Saalfelden am Steinernen Meer).

Le système est formé dans les calcaires' et dolomies du Dachsteinkalk. Son émergence est la Schwarze Torrenquelle (alt 511 m).

L'entrée est (Osteingang) de Jagerbrunntroghôhle est connue depuis longtemps par les chasseurs. Elle est signalée en 1946 par S. Felber. Roithnerkar-schacht est découvert en 1953 et Sulzenkareishôhle en 1959. Plus tard, les Salzburgeois (Landesvereins fur Hôhlenkunde in Salzburg, L.H.S.) découvriront Petrefaktencanyon (1976).

Avant leur jonction, ces diverses entrées sont explorées par le L.H.S. qui descend à - 280 m dans Roithnerkar-schacht en 1954, à - 220 m en 1960 dans Jagerbrunntroghôhle, après ouverture en 1959 d'un passage à travers la glace obstruant l'entrée. À partir de 1976, les expéditions vont se succéder: le L.H.S. atteint -330 m dans Petrefaktencanyon, cavité dans laquelle les Polonais de Katowice (K.K.S.) parviennent à -451 m en 1977-1978, tandis que les Autrichiens descendent Zwillingsschacht sur 330 m de dénivellation en 1978.

En 1980 vont commencer les jonctions: Petrefaktencanyon, Zwillingsschacht et Jagerbrunntroghôhle sont reliés par le K.K.S., ce qui porte la dénivellation à -647 m et le développement à 9452 m.

En 1981, la jonction avec Roithnerkar-schacht est réalisée (K.K.S.) : la dénivellation atteint -894 m et le développement 15270 m. En 1982, les Polonais dépassent tout juste les cotes des - 1000 m (1006 m) et des 20 km (20080 m). En 1983, si la progression en profondeur est peu sensible (-1061 m), celle en développement atteint 25680 m, puis 28026 m en 1984, alors que la dénivellation est fixée à - 1078 m.

Topographie : d'après les levés de M. Cziepel, W. Klappacher, J. Kubiac et al:, fournie par Gunter Stummer.

Bibliographie :

Klappacher (W.) et al. - Salzburger Hôhlenbuch, Salzburg, 1979, band 3.

Napierala (M.) - Exploration in the Jàgerbrunntrogsystem and the search for the connection with Tantalhôhle, Caves & Caving 1984(25): 16-18.

Kardas (R.) - Polski alpinizm jaskiniowy 1983-1984, Taternik, 1984 (2) : 79-82.

6. LAMPRECHTSOFEN (Leoganger Steinberge, Salzburg) (1324/1).(-10, +995) 1005 m

L'entrée de cette cavité touristique, à 664 m d'altitude, s'ouvre au bord de la route qui va de Lofer a Saalfelden, au sud de St-Martin-bei-Lofer. L'entrée est signalée par un poteau indicateur.

Carte 1/50 000e, n° 92.

Fig 062

Le bassin d'alimentation du Lamprechtsofen s'étend entre 1500 et 2000 m d'altitude, dans la combe du Nebelsbergkar où deux gouffres importants, Wieserloch (alt 2050 m, P = - 730 m) et Rothôhle (alt 2020 m, P = -280 m) sont près de communiquer avec le Lamprechtsofen. Ces trois cavités se développent dans les dolomies du Dachsteinkalk. Le débit minimal de la rivière souterraine parcourant le Lamprechtsofen est de 10 l/s.

Le Lamprechtsofen est connu depuis toujours : la grotte fut choisie comme cache à trésor pendant les premiers siècles de notre ère. On la signale en 1503. La chronique de Lofer indique que sa première explorationlspéléologique est l'œuvre de Fer-chel en 1833. Un spéléologue de Salzburg, Posselt, la visite en 1878. En 1882, Feschl en reconnait 800 m. Dès 1905, des travaux d'aménagement touristique sont entrepris. Dans les années suivantes, divers spéléologues, Bock, Czôrnig, R. Oedl.., explorent les parties non aménagées. En 1959, 1200 m seulement sont connus.

Fig 063

Le 2 février 1964 commence l'exploration systématique du Lamprechtsofen par le L.H.S. qui abaisse le niveau de l'eau du siphon Bock, à 600 m de l'entrée. Ceci permet aux explorateurs de pénétrer plus avant dans le massif et de reconnaitre 3600 m. En 1965, la dénivellation atteint 292 m(- 10, +282) et le développement 6500 m. En 1967, une galerie est découverte qui évite le siphon Bock.

En 1969, grace à la difficile escalade de la Superklamm, la dénivellation fait un bond en avant : + 511 m, tandis que le développement passe à 9100 m. En 1973, les spéléologues du L.H.S. sont arrêtés par un effondrement infranchissable, 740 m au-dessus de l'entrée.

En 1974 et 197,5, si la dénivellation (750 m) ne change pas, le développement va sensiblement progresser: 12203m, puis 12527 m. En 1976, de nouveaux passages sont découverts et la dénivellation progresse à nouveau: +810 m. Début 1977, les Polonais de Krakôw viennent épauler les Salzburgeois et des continuations ascendantes les mènent à +850 m. Début 1978, les mêmes équipes poursuivent leur progression en hauteur: + 952 m où un grand effondrement oblige en 1979 les Polonais à trouver d'autres passages s'élevant à + 995 m, donnant au Lamprechtsofen une dénivellation finale de 1005 m et un développement de 14657 m : pour atteindre le plateau, il reste moins de 100 m!

Topographie: d'après Kulbicki, Kleszynski et Wiéniewski Bibliographie : Die Hohle, 1964 (2); 1969 (4); 1970 (1). Klappacher (W.), Knapczyk (H.) - Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, 1977, band 2 : 57-97, monographie et bibliographie. Klappacher (W.) - Le Lamprechtsofen (Autriche), Spelunca, 1978 (3): 103-104.

7. BERGER-PLATTENECKSYSTEM (Tennengebirge, Salzburg) (1511/164 a-g).915 m

Ce système se trouve dans le Bergeralpel, au pied nord-ouest du Platteneck (1947 m), au nord-ouest du Tennengebirge. Il comprend trois cavités, Plateneck eishôhle (alt 1450-1615 m) avec quatre entrées, Bergerhôhle (1511/163) (alt 1050 et 1030 m) et Bierloch (1511/175) (alt 1019 m).

L'accès se fait à partir de Pass Lueg (573 m), près de Golling. Il faut prendre au nord, autour du Wirreck (1465 m), dans le Bergeralpel, jusqu'à un vieux refuge en bois aménagé par les spéléologues (1100 m). L'orifice principal (1450 m) se trouve plus loin, au sud-est.

Carte 1/50000e, n° 94 (Hallein).

Le système est en relation avec des cavités inférieures (Brun-neckerhôhle, alt 525 m), Petrefaktenhôhle à Pass Lueg, Infang-Wasserloch à Alm et Winnerfallhôhle dans le Schwarzbach-Quellegebiet. Une jonction est également possible avec Junge-babaschacht (alt 1855 m). L'ensemble se développe dans le Dachsteinkalk.

L'orifice inférieur de Platteneckhôhle est connu depuis longtemps des chasseurs. Ce n'est qu'en juillet 1966 que les Salz,bur-geois en commencent l'exploration: ils découvrent 1800m de galeries, pour une dénivellation de 110 m ( + 80, -30). Peu après, est réalisée la jonction avec Eishôhle, portant la dénivellation à 180 m environ. Parallèlement, Bergerhôhle est exploré sur 2100m.



En 1968, la dénivellation atteint 338 m et le développement 4600 m. De même, à l'issue de l'expédition autrichienne au Bergeralpel, Bergerhôhle développe 7348 m.

En 1970, une jonction avec une autre entrée, Spitzbogenhôhle (1511/203), fait passer le développement à 6200 m. En 1973, un puits profond de 200 m, le puits des Polonais, est descendu, alors que 9700 m sont exploiés dans Bergerhôhle.

1975-1976 sont des années décisives: d'abord, dans Platteneck, des spéléologues de Varsovie (Warszawa A.K.S.) atteignent - 750 m dans un étroit système de canyons, le Lehmberg-. halle (D =7500 m). La même année (1975), Bergerhôhle développe 11 500 m.

C'est en septembre 1976 que. le W.A.K.S. réalise la jonction Platteneck-Bergerhôhle, constituant un système de 879 m (-861, + 18) de dénivellation et de 21000 m de développement. En 1977, Belges (les «Gours») et Polonais (W.A.K.S.) trouvent une brève continuation aboutissant à un siphon à -877 m. Aujourd'hui, le système cote 915 m pour 25315 m de développement. La topographie fournie (voir planche ci-jointe) ne correspond pas aux chiffres annoncés.

Topographie : d'après Kulbicki, Domoslavska, Klappacher et Ausobsky. transmise par G. Stummer.

Bibliographie : Salzburger Hohlenbuch, 1985, band 4, p. 323

8. FEUERTALSYSTEM (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/120) ..- 913 m

Ce réseau à trois entrées (Kacherlschacht, 1940 m; «Vélo-Tracteur». 1774 m et «Circajau», 1736 m), dans le massif de Schônberg (Totes Gebirge), est à une heure de marche de Hoch-kogelhùtte. On y accède par Ebensee et Schwarzenbachstube, puis de là au refuge (1558 m). Il s'ouvre sur le flanc sud du Feuertal.

Fig 064

Carte 1/50000e, n° 96, (Bad Ischl).

Il serait en relation avec l'Ahnenschacht et Trunkenbold-schacht. Les émergences sont vraisemblablement situées au nord, à Gimbach et Schwarzenbachtal, à 6-700 m d'altitude.

L'entrée supérieure, Kacherlschacht, est découverte en 1973 par le G.S. Alpin Belge, puis redécouverte en juillet 1976 par un groupe de spéléologues provençaux (France) qui atteint très rapidement -700 m environ, la topographie ayant été arrêtée à -540 m. En 1977, le même groupe découvre les deux orifices inférieurs, réalise la jonction avec Kacherlschacht et atteint la cote -913 m. L'ensemble développe 12014 m.

Topographie : d'après les levés des explorateurs, transmis par D. Martinez.

Bibliographie : XXX - Les karsts autrichiens à la façon provençale. Spelunca, 1976 (4) : 159-162.

9. SCHNELLZUGHÔHLE (Totes Gebirge, Steiermark) (1623/115) ..-898 m

C'est un réseau qui est situé au sud-ouest de Vorderer Schwarzmooskogel (1843 m), près de Loser, entre 1467 et 1624 m d'altitude. L'accès se fait à partir de Loserhùtte.

Carte 1/500008, n° 96 (Bad Ischl).

Fig 065

Il est creusé dans le Dachsteinkalk. Son point le plus bas est à 20 m seulement au-dessus du niveau d'Altausseersee.

Schnellzughôhle compte cinq entrées. La première exploration de l'une d'elles, Stellerweghôhle (1623/41) remonte à 1940. La cavité est descendue jusqu'à -220 m environ par des Allemands.

Schnellzughôhle est exploré à partir de 1980 par des spéléologues anglais de l'University of Bristol Spelaelogical Society et du Cambridge University Caving Club qui atteignent -360 m. puis -680 m en 1981, réalisant la jonction avec Stellerweghôhle, et - 898 m en 1982. La même année a lieu la jonction acoustique avec Schwa-schacht (1623/143 et 144) qui donnerait une dénivellation de 972 m.

Topographie: d'après Cambridge University Caving Club (1982) fournie par Gunter Stummer.

Bibliographie: Proc. U.B.S.S., 1981, 16 (1); Caves & Caving. 1982 (15); Cambridae Undemround, 1983.

10. HOCHLECKEN-GROBHÔHLE (Hôllengebirge. Oberôsterreich) (1567/29) (-788. +102) 890 m

Cette grotte se trouve au nord-est du Hochleckenkogel (1691 m), en haut de l'Aurachkar, à l'altitude de 1520 m. On y accède par GrossalmstraBe (Taferlklause). entre Traun et Atter-see d'où l'on atteint le refuge du Hochlecken (1573 m). De là. il faut prendre un sentier balisé en direction de Brunnkogel (1708 m). Entre celui-ci et Hochleckenkogel, il faut s'engager dans une gorge au nord au bas de laquelle s'ouvre la grotte. 50 m à l'ouest, dans des barres rocheuses.

Carte 1/25000e, feuille 66/3 Grosser Hôllkogel.

Fig 066

On suppose que les eaux de la cavité ressortent sous Traun-see ou bien Attersee (alt 440 m).

Hochlecken-GroBhôhle est connu depuis 1923 au moins. La cavité commence à être explorée en 1963 par des alpinistes de Vôcklabruck qui découvrent 1700 m de galeries sensiblement horizontales. En novembre 1972, le L.H.S. repère non loin de l'entrée une nouvelle galerie qui va rapidement le conduire au sommet d'un grand puits, le Stierwascherschacht (voir «Les Grandes verticales»).

Ce puits subit plusieurs assauts du L.H.S. qui en 1973 porte la dénivellation à 552 m (-450, + 102), puis 596 m (-494. +102)en 1974, alors que le développement est de 3384 m. En août 1975, des équipes françaises de Toulon, Cavaillon et Vedène s'attaquent au puits (il est arrosé à partir de - 200 m) et s'arrêtent à - 554 m faute de matériel. Fin août, P. Courbon et G. Blois descendent à leur tour Stierwascherschacht et interrompent leur progression à -498 m. En septembre, les équipes provençales repartent à l'assaut et renoncent cette fois à -701 m. au sommet d'un puits arrosé.

C'est en février 1977 que les spéléologues provençaux atteignent la cote - 753 m (855 m) pour un développement de 4300 m, après une série de puits arrosés en bas desquels ils explorent sans la terminer, une branche remontante. Enfin, les 22 et 1 février 1979, J.-P. Blanc, J. Delpy, D. Martinez et J. Sulblé retonent dans le gouffre pour terminer le passage ascendant dans lequel ils avaient découvert une circulation souterraine et -788 m ils butent sur un siphon. Le développement passe 5460 m.

Topographie : synthèse des levés du L.H. Oberôsterreich des Provençaux de Vedène, Toulon et Cavaillon, par P. Courbon

Bibliographie : Martinez (D.) - Hivernale au Hochlecken Gross-hôhle, Spelunca, 1977 (4) : 168-169.

11. WILDBADERHÔHLE (Totes Gebirge, Steiermark) (1625/150) ..-874 m

Le gouffre s'ouvre à environ 2100 m d'altitude, dans le sud ouest du Totes Gebirge. Il est à moins d'un kilomètre au sud-est du Planka Mira (2188 m). On y accède à partir d'Odenaml (1250 m), dans la vallée de la Salza, sur la route Mittemdorf Tauplitz, par un sentier qui s'élève en direction du nord-est.

Carte 1/500000, n° 97 (Bad Mitterndorf). Dachsteinkalk.

Fig 067

Le Wildbaderhôhle est découvert en juillet 1977 par le LH.fi Steiermark qui l'explore jusqu'à - 130 m, s'arrêtant au sommet d'un puits de 160 m. Il invite des spéléologues franc-comtois (France), issus des G.S. du Doubs, de Clerval et C.A.F. du Haut Doubs, a poursuivre l'exploration. Ceux-ci, la même année, descendent le grand puits de 160 m, ainsi que les puits suivants et sont arrêtés, à -470 m, par une étroiture. Ils explorent égala ment une branche parallèle jusqu'à -360 m.

En 1978, les Franc-Comtois, auxquels s'associe la Société des Amateurs de Cavernes de Rioz, explorent des branches parallèles, mais n'ajoutent rien à la dénivellation.

Trois ans plus tard (septembre 1981), l'étroiture de - 470 m est franchie par la S.A.C. qui parvient à la cote -644 m, par une série de puits arrosés. En septembre 1982, des conditions climatiques plus favorables permettent à la S.A.C. d'atteindre un collecteur fossile, malheureusement colmaté à -874 m de profondeur. La cavité développe 1644 m.

Topographie: d'après les levés du G.S.D. et de la S.A.C, in Spelunca, 1983 (11).

Bibliographie: XXX - Planka Mira 1977. Expédition internationale en Autriche, Bull. Assoc. Spél.Est, 1978 (15) : 9-24. S.A.C. - Le gouffre de Wildbader. Massif du Totesgebirge, Spelunca, 1983(11): 32-33.

12. TRUNKENBOLDSCHACHT Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/117)(-854, +5)859 m

Trunkenboldschacht, dans le Totes Gebirge, s'ouvre non loin de Feuertalsystem et de l'Ahnenschacht. Il est situé à 1610 m d'altitude sur la crête des falaises qui dominent Hintergrass à l'ouest. On y accède en partant d'Ebensee et en passant par Hochkogelhùtte, le Feuertal et au-dessous de l'Ahnenschacht (voir à Feuertalsystem).

Carte 1/50000e, n° 96 (Bad Ischl).

Fig 068

Le gouffre est découvert en juillet 19'76 par Fred Vergier. Une expédition provençale (France), regroupant des spéléologues de Toulon (A.C. Toulon, S.C. Toulon), de Cavaillon (Darboun) et Vedène (Spéléo Ragaïe), du 12 au 23 juillet 1976, explore la cavité jusqu'à -490 m environ. Une_première crue interrompt la descente, mais permet la découverte, à la cote - 300 m, d'un grand puits parallèle de 242 m. Après plusieurs tentatives, le puits est franchi mais une seconde crue contraint à renoncer, vers -590 m, au sommet d'un puits de 40 m. En 1977, les mêmes équipes reprennent la descente et se heurtent à des siphons à la cote - 854 m.

Topographie : d'après les levés de D. Martinez et le croquis d'exploration de P. Courbon.

Bibliographie : XXX - Les karsts autrichiens à la façon provençale. Spelunca, 1976 (4) : 159-162.

13. GRUBERHORNHÔHLE (Hoher Gôll, Salzburg) (1336/29) ..( - 784, + 70) 854 m

La cavité a deux orifices (alt 1870 et 1840 m) qui s'ouvrent sur le flanc sud du Gruberhorn (2230 m), à l'ouest de Golling. Le sentier d'accès commence dans la Bluntautal, près de Barenwirt (500 m environ). Cinq heures de marche, par une combe sauvage au sud-est du Gruberhorn, sont nécessaires pour arriver à l'entrée de la grotte.

Carte 1/50000e, n° 94 (Hallein).

Fig 069

La cavité appartient au système hydrologique de Schwarzbach (alt 580 m), émergence située au nord-est et débitant 20 m3/s au maximum. Elle s'est formée dans les calcaires du Dachstein-Riffkalk.

Bien que son orifice alt été aperçu plus tôt, c'est Walter Klap-pacher qui découvre effectivement la cavité, le 22 mai 1960. Le LH.S. se consacre à son exploration et en 1962, 3500 m de galerie sont découverts. Les expéditions vont se succéder dans une cavité qui de grotte devient gouffre. En 1963, la cote - 480 m est atteinte, pour un développement de 4200 m. En 1964, le L.H.S. parvient à - 640 m et en 1965 à - 682 m, ce qui don,ne une dénivellation totale de 710 m (-682, +28). En 1966, pas de gain en profondeur, mais le développement passe à 6200 m. Il faut attendre 1970 pour voir une progression en profondeur : avec le renfort d'une équipe polonaise, le L.H.S. arrive à - 784 m, soit une dénivellation totale de 854 m (-784, +70) et un développement de 6700 m.

Topographie: d'après les levés du L.H.S. et Speleologia (Varsovie), 1971. VI (1-2). Coupe projetée, de nombreuses parties disparaissent.

Bibliographie :

Klappacher (W.) in Die Hôhle, 1961 (1); 1965 (1 (4); 1972(1)

Parma (C.) in Taternik, 1970 (1).

Klappacher (W.), Knapczyk(H.) - Salzburger Hôhlenbuch, 1979 3 pp. 388-404.

14. GIPFELLOCH (Tennengebirge, Salzburg) (1511/355) -840m Le Gipfelloch, dans le massif du Tennengebirge, est situé au sud-est du Wieselstein (2300 m). Il est accessible à partir de refuge Leopold Happish-Haus. De là, un sentier balisé monte au Wieselstein : il faut le quitter avant la dernière pente et parcourh une centaine de mètres au sud-ouest, dans le lapiaz, pour découvrir, dans une petite dépression, son entrée, à 2194 m d'altitude.

Carte 1/50000e, n° 94 (Hallein).

Fig 070

Les émergences possibles du gouffre sont au nombre de deux : Brunneckerhôhle (alt 500 m) qui est à 4 300 m de distancj et Winnerfallhôhle (alt 700 m) qui est à 5 km.

L'orifice est découvert le 13 août 1982, lors d'une prospectiod par le Foyer des Jeunes de Seyssins (Isère. France), mais 1 cavité n'est explorée que l'année suivante où les spéléologue français atteignent - 360 m environ (la topographie est arrêtée! -293 m), laissant grand nombre de puits non descendus, dont six au-delà de - 300 m.

En 1983, le Gipfelloch constitue l'objectif principal de l'expédition du Foyer des Jeunes de Seyssins : un camp est organisé du 28 juillet au 24 août, au cours duquel, dans une des branches du gouffre, via le «méandre des Cantonniers», un siphon sera décovert, le 20 août, à la cote - 840 m.

Les puits non descendus laissent pour le moins espérer une progression notable du développement qui, présentement, avoisine les 3 km. Par ailleurs, la circulation des courants d'air suggère la possibilité d'une jonction avec un orifice supérieur.

Topographie : d'après Salzburger Hôhlenbuch, 1985. band 4.

Bibliographie : Parein (B.) - Explorations 83 du groupe spéléc de Seyssins sur le Tennengebirge, Scialet, Grenoble, 1983(12): 124-132. Parein (R.) - Le Gipfel-Loch, Scialet, 1984 (13) : 121-157.

15. BURGUNDERSCHACHT (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1625/20) ..-827n

Ce gouffre se situe sur le flanc sud-est du massif du Total Gebirge, dans les immenses lapiaz de la zone de Tauplitz. Su entrée est à 1850 m d'altitude, non loin de la Jungbauerkreuz. On y accède depuis les chalets de la Steirersee (1560 m) par un sentier de 300 m de dénivellation.

Carte 1/50000e, n° 97 (Bad Mitterndorf).

Fig 071

Selon toute vraisemblance (coloration aux pollens effectuee dans les années 50), la source captée Sagtûmpfel (alt 980 m), distante de 3 km, serait en liaison hydrologique avec Burgunderschacht. Il n'est pas non plus à exclure, comme émergence posible, Steyr-Ursprung (alt 720m), sur le flanc est du massif, a 5500 m de distance.

La cavité est connue depuis longtemps, puisqu'en 1951 un expédition-autrichienne, dirigée par Hubert Trimmel découvre la cavité (elle reçoit le n° XXXVIII) qui est descendue jusque a - 140 m. Un quart de siècle se passe avant que son exploration ne soit reprise. En août 1975, une expédition regroupant des speléologues autrichiens (club de Bad Mitterndorf. conduit par Graf) et français (issus notamment des G.S. Doubs. Clen Baume, S.C.V. et S.S.C.) se réintéresse à la cavité et découvre -140 m des galeries horizontales conduisant à -200 m, donnant un développement de 2500 m. En août 1976. une second expédition austro-française continue l'exploration et parvien -280 m, puis du 1er au 10 septembre, les Français seuls Doubs, G.S. Clerval-Baume, Société des Amateurs de Caven de Rioz), à - 620 m, - 373 m et - 310 m dans différentes bran ches descendantes du gouffre.

C'est seulement en septembre 1980 que les mêmes équipai (G.S.D., S.A.C, G.S.N.ratteindront le siphon terminal, à la coti -827 m, portant le développement à 3250 m.

Topographie : d'après G.S.D. et S.A.C. issue de Spelunca 1983, (9).

Bibliographie : Perrin (D.) et al., - Le Burgunderschacht. massq des Totesgebirge, Autriche, Spelunca, 1983 (9) : 22-24.

15 bis. «Cabrihôhle(Temiengebirge, Salzburg).-800 m

Situé 200 m au-dessus de Schwersystem (voir ce gouffre), il ea découvert en 1984 par le C.A.F. Marseille et descendu jusqin -345 m. En 1985, le mauvais temps interrompt les exploration à - 800 m.

16. WIESERLOCH (Leoganger Steinberge, Salzburg) (1324/16) - 730 m

C'est un gouffre qui appartient au même système hydrologique que Lamprechtsofen, cavité avec laquelle la jonction est envisagée. Il s'ouvre à 2050 m d'altitude, dans le massif de Leoganger Steinberge, au sud de Weissbach. On le trouve sur les pentes du Nebelsbergkar, près de la face est du Rothorn (2405 m). On y arrive à partir de Jagdhùtte, par un sentier peu marqué. L'entrée de la cavité est masquée par des blocs.

Carte 1/50 000e, n° 92.



Le Wieserloch s'est formé dans les dolomies du Dachstein-kalk et l'émergence est à 600 m d'altitude.

L'entrée est découverte dans les années 60 par un berger cherchant un de ses moutons égaré. En 1975, il aide le L.H.S. à retrouver l'entrée, ce qui permet aux Autrichiens de descendre à -210 m de profondeur la même année.

En 1976, le L.H.S., renforcé par les spéléologues polonais de Krakôw, estime à 400 m la profondeur atteinte, malgré le mauvais temps, les puits arrosés et les cascades grossies par les pluies. En 1977, les Polonais de Krakôw installent un camp à -400 m et s'arrêtent à -580 m sur une fissure jugée trop étroite. En 1979, ils descendent à 730 m de profondeur, 'après avoir découvert a - 520 m un puits parallèle, un ruisseau souterrain et près de 3000 m de galeries, mais sans parvenir à réaliser la jonction avec le Lamprechtsofen pourtant proche.

Topographie: d'après J. Rozen, origine inconnue.

Bibliographie:

Klappacher (W.), Knapczyk (H.) - Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, 1977, band 2.

Kleszyhski (C.) - Caving in Austria. The search for Lamprechtsofen's upper entrance, Caving International Magazine, 1981 (12) : 6-10.

17. SALZBURGER VOGELSCHACHT (Leoganger Steinberge, Salzburg) (1324/47).- 726 m

Le Salzburger Vogelschacht, tout comme le Wieserloch, appartient au système du Lamprechtsofen dont il constitue un des amonts. Il s'ouvre dans les lapiaz de Nebelsbergkar, à 2200 m d'altitude. On y accède à partir du lac de la cote 1850 en prenant la direction du sud et en longeant un canyon, bien visibte sur la gauche, jusqu'à un plateau à 2050 m d'altitude. Le gouffre s'ouvre dans la falaise qui délimite le plateau au sud.

47°28'45' N; 12°43'44' E. Carte 1/50000', n° 92.

Fig 072

Un ruisselet de 4 l/s maximum apparait à -53 m. Grossi par des arrivées d'eau successives, il atteint 30 l/s maximum. Son point d'émergence est à 600 m d'altitude (voir à Lamprechtsofen et à Wieserloch).

C'est une cavité dont l'historique est des plus succincts : elle est explorée en une saison (août 1984) par le Groupe Spéléologi-que des Vulcains (Lyon, France) qui atteint - 726 m sans coup férir.

Le gouffre est parcouru par un courant d'air froid (3-4° C) et les gros blocs qu'on y rencontre (notamment l'énorme trémie à la base du puits de 137 m, remarquable par son volume) indiquent l'influence de la tectonique dans sa formation.

Topographie : d'après les levés du G.S. Vulcains, issue de Y Echo des Vulcains, 1984 (44).

Bibliographie : Ohl (C.) - Le Vogelschacht, Echo des Vulcains, Lyon, 1984 (44) : 3-5.

18. RAUCHERKARHOHLE (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/55).( - 718, + 7) 725 m

Ce réseau très complexe (il compte 17 entrées, dont la plus haute est à 1630 m d'altitude) se trouve dans l'ouest du Totes Gebirge, près de la limite de l'Oberôsterreich. On L'atteint par une marche de 30 mn environ à partir du refuge d'Ischl. Il faut partir de Bad-lschl, en prenant la vallée du Rettenbach et de Rettenbach-Alm deux heures et demie de marche, sur un sentier balisé, sont nécessaires pour arriver au refuge.

Carte 1/500006, n° 96 (Bad Ischl). 13°46'25' E; 47°42'10' N.

Fig 073

Les circulations souterraines se font vraisemblablement en direction du sud, vers la haute vallée du Rettenbach. La résurgence probable est Nagelsteghôhle (alt 850 m).

C'est un crane d'ours brun, trouvé par le fils de la gardienne d'Ischlhùtte qui est à l'origine de l'exploration de la cavité. En 1961, les premières reconnaissances du LH. Linz laissent pressentir l'existence d'un grand réseau et en 1964 le L.H.L. avait découvert 4100 m de passage. En 1965, il porte le développement à 6060 m et la dénivellation à - 246 m.

En 1966, c'est une expédition nationale autrichienne qui s'attaque au Raucherkarhohle : elle atteint, dans l'«Hinterland», un siphon à la profondeur de - 530 m, faisant passer le dévelopement à 10374 m.

Puis le L.H.L. va poursuivre régulièrement les explorations : en 1970, avec la découverte de «Grossen Rundgange» et de «Ischler Eisteile», le développement atteint 16300 m. En 1973, l'exploration de «Dunklen Grund» donne un développement de 17728m, mais à -718 m un siphon interrompt la progression en profondeur.

Cependant le développement ne va cesser de progresser: en 1974, il est de 18160 m. En 1975, année de la jonction avec Planer-Eishôhle, il passe à 19053 m, puis 20155 m en 1977 24300 m en 1979.

En 1980, le L.H.L. approche des 30 km : 29214 m. En 1981, un bond en avant est fait: Raucherkarhohle développe 35035 m, puis 38085 m en 1983. Les 40 km (40267 m) sont atteints en 1984. Aujourd'hui (1985), avec 44111 m, Raucherkarhohle est devenu le deuxième plus long réseau souterrain d'Autriche.

Topographie : d'après les levés du L.H. Oberôsterreich, fournit par E. Fritsch.

Bibliographie : Fritsch (E.) in Die Hohle, 1966 (2); Jahrbucru Ôsterreichischen Alpenvereins, Innsbruck, 1967. Trimmel (H.) - Ôsterreich langste und tiefste Hôhlen, Die Hohle, suppl. n° 14, 1966.

19. HERBSTHÔHLE (Tenengebirge, Salzburg) (1511/272) - 725 m env.

Herbsthôhle a porté les noms de Màanderhohle et de Laufenhôhle. Il s'ouvre à une altitude de 1750 m, près de Gr. Griepkogel, au nord-est du Tennengebirge.

Fig 074

Carte 1/50000', n° 94 (Hallein).

Formé dans le Dachsteinkalk, on suppose que le gouffre i en liaison hydrologique avec les sources karstiques Tricklfall et] Dachserfall.

Son exploration commence en 1979 et en 1983 la cote -350 m est atteinte. En 1984, une équipe polonaise parvient à -725mf environ. Le gouffre est topographie jusqu'à - 712 m.

Topographie: d'après Palka, Lysien (1979) et Zyzanski (1963) transmise par G. Stummer.

Bibliographie : Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, 1985, band 4, pp. 451-452.

20. SCHACHT DER VERLORENEN (Tennengebirge, Salzburg) (1511/275).-724 m

Le «gouffre des Perdus» s'ouvre à 2030 m d'altitude dans les lapiaz qui couvrent le flanc ouest du Wieselstein, massif du Tennengebirge (voir à Gipfelloch).

Carte 1/50000', n° 94 (Hallein).

Fig 075

C'est une cavité qui peut communiquer soit avec l'Eisriesen-welt, via le Bretterschacht au nord-est (voir infra), soit avec le Frauenofen (alt 1635 m) bien que cette dernière liaison soit plus improbable.

Le gouffre est découvert en septembre 1980, dans les derniers jours du camp du Groupe Spéléologique de Seyssins (Isère, France) et descendu, en deux rapides incursions, jusqu'à -250 m environ. Du 17 au 30 août 1981, malgré le mauvais temps qui interrompt les descentes, le G.S. de Seyssins parvient - 527 m, mais doit renoncer par manque de matériel au somn d'une cascade de 10 m. En 1982, du 26 juillet au 18 août, le G.S. de Seyssins descend une série de puits et cascades pour découvrir, après étroitures et passages bas siphonnants, que l'eau disparait dans un lit de graviers à - 724 m de profondeur. 3700 m sont alors topographies. L'année suivante, nouvelle expédition dans le Tennengebirge, mais la cote - 724 m ne peut être dépassée. Le développement passe à 4050 m.

Topographie : d'après Atlantis, 1983 (1).

Bibliographie : Parein (R.) - Schacht der Verlorenen, Sciah Isère, 1981 (10) : 126-129 et ibid., 1982 (11) : 120-130.

21. BRETTERSCHACHT (Tennengebirge, Salzburg) (1511/141) -715 m

Ce gouffre s'ouvre à 1932 m d'altitude à l'ouest du massif Tennengebirge, près de Happischhaus, à l'est du Windischko (2252 m).

Carte 1/50000», n° 94 (Hallein).

Se développant dans la dolomie et le Dachsteinkalk, il atte le niveau de base karstique.

La première exploration date de 1920 où le LH.S. atteint -55 m, puis - 150 m en 1951. L'exploration est reprise en 1979 par le G.S. Alpin Belge (D = 3156m; P = -487 m) et en 1980 (-715 m, et 4510 m).

Topographie et Bibliographie : Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, 1985, band 4.

22. BarengasseWindschacht (Dachstein, Oberôsterreich) (1543/69) ..-687 m

S'ouvrant à 1823 m d'altitude dans le massif du Dachstein, près de Wiesberghaus (carte 1/500008, n° 96 (Bad Ischl, Dachsteinkalk), le Barengasse-Windschacht est découvert en 1978 par le Bristol Explorers Club; il est exploré en 1979 par le B.E.C. (-140 m), puis en 1980 (-400 m). En 1983, avec les Anglais du N.C.C., le B.E.C. atteint -490 m. L'année suivante, la dénivellation est portée à - 622 m, toujours par le B.E.C. et enfin - 687 m en 1985 (Caves & Caving, 1984 (24); 1985 (28) ).

23. Herbsthôhle (Loferer Steinberge, Salzburg) (1323/30) - 684 m

Gouffre à deux entrées (alt 2008 et 1992 m) qui se trouve dans le massif de Loferer Steinberge, au sud-est de la Schmidt-Zabierow-Hûtte, au nord d'AusIaufern des Reifhorn (2488 m) (carte 1/50000e, n° 92 (Loper) ).

Il est exploré en 1982 par les spéléologues polonais qui atteignent - 684 m, par une série de puits arrosés, après un bivouac à -477 m.

24. Hirlatzhôhle (Dachstein, Oberôsterreich) (1546/7) .( - 148, + 464) 612 m

Voir infra.

25. Ahnenschacht (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/50) - 607 m

Le «gouffre des Aïeux» se trouve dans le massif de Schônberg, non loin de Salzburg (13°47'50'E; 47°43'N; alt 1890 m. Carte 1/500006, n° 96 (Bad Ischl) ). On y accède à partir de Schwarzen-bachstube, en passant par le refuge de Hochkogel (voir à Feuertalsystem, cavité du même système hydrologique, vraisemblablement).

L'entrée est découverte en 1956 par F. Schernhuber et O. Kerschbaummayr. En 1958, le L.H. Oberôsterreich atteint -336 m. L'exploration est reprise en 1967 par le Bristol Explorers Club qui parvient à -395 m. En 1972 et 1973, le G.S. Alpin Belge «Les Gours» découvre plus de 5 km de galerie : en 1973, les -607 m sont atteints (révision de 1977). L'expédition de 1974 a regroupé Autrichiens, Belges et Français (S.C. Vesoul. G.S. Doubs et Clerval) (Courbon, Atlas des Grands Gouffres du Monde, 1979, pp. 160, 171, coupe).

26. Salzburgerschacht (Untersberg, Salzburg) (1339/69) . - 606m

Ce gouffre de l'Untersberg, au nord de Berchtesgaden, s'ouvre à 1790 m d'altitude (Carte 1/500008, n° 93 (Bad Reichenhall) ). Connu en 1923, Gustav Abel l'explore jusqu'à - 170 m en 1935. En février 1977, l'exploration est reprise par le G.S. Alpin Belge qui descend à -430 m, puis en mars par les Autrichiens (-550 m) et à nouveau fin mars par le G.S.A.B. (-580 m). Début 1977, les Autrichiens du L.H.S. et le G.S.A.B. s'arrêtent à - 606 m sur un siphon (Salzburger Hôhlenbuch, 1975,1 ; Courbon, op. cit., 1979, p. 160). Les années suivantes, le développement va passer de 5081 m (G.S.A.B. et LH.S.) à 5500 m (1979) puis 6070 m. Le gouffre compte, à 500 m au nord, une entrée inférieure : Brunn-taischacht.

27 Kuchelberg Windhôhle (Tennengebirge, Salzburg) (1511/207) - 605 m

C'est un gouffre s'ouvrant à 1610 m d'altitude, près de Kuchelbergalm-Rôth (Carte 1/500006, n' 94 (Hallein), Dachstein-kalk). L'entrée est découverte en 1966 par le L.H. Salzburg qui l'explore en 1976-1977. En 1981, le G.S. Alpin Belge touche le point bas à -605 m (Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, 1985, Band 4, pp. 386-388).

28. FrauenmauerLangsteinHohlensystém (Hochschwab, Steiermark) (1742/1a-g)..- 595 m

Ce système à sept entrées: Langsteinschacht (alt 1623m), entrée est de Frauenmauerhôhle (1589 m), Barenlocheishôhle (1520 m), entrée ouest de Frauenmauerhôhle (1467 m), Lang-steintropfsteinhôhle, Alter Eingang (1581 m), Banenloch, Obérer Eingang (1540 m) et Schneeschacht (1501 m), est accessible à partir d'Eisenerz-Trofeng, par un chemin fléché au-dessus de Gsoll-Alm (Carte 1/50000*, n° 101, Eisenerz). Le tunnel naturel, ant les entrées ouest et est, est connu depuis longtemps. Les i topographiques commencent en 1928 (Bock, Ausobsky et ngl) donnant 3000 m de développement. Le Langstein-pfsteinhôhle, connu depuis longtemps aussi, est relié au uenmauerhôhle en 1961 par le L.H. Steiermark. En 1962, le réseau s'approfondit et en 1963 le point bas est atteint : initialement coté -610 m, puis ramené à -536 m. La dénivellation varie peu, mais le développement va progresser régulièrement d'année en année : 13255 m en 1973, puis 16280 m en 1977 et en 1984 : 20215 m (Courbon, Atlas des Grands Gouffres du Monde, 1979, pp. 161, 173, coupe à -536 m).

29. Knallsteinplattenschacht (Tennengebirge, Salzburg) (1511/276) ..- 584 m

Ce gouffre (alt 1885 m) est situé à l'est du Knallstein, au nord du Tennengebirge (Carte 1/500008, n' 94, (Hallein). Dachstein-kalk). Il a été exploré en 1980 par des spéléologues bulgares. La coupe a été dressée par N. GladniSki (Salzburger Hôhlenbuch, Salzburg, 1985, Band 4, pp. 461-463).

30. KolkblaserMonsterhôhle (Steinernes Meer, Salzburg) (1331/141 et1331/25)..(-492, +78) 570 m

Réseau à deux entrées (2120 et 2085 m), situé près de Ingol-stadterhaus, dans la paroi nord-ouest de Schindelkôpfe (Carte 1/50000e, n° 124 (Saalfelden) ). Il est à tendance horizontale entre 2150 et 1950 m d'altitude. Pfingtschacht conduit aux parties inférieures du réseau, exploré en 1984 et 1985 (Atlantis, 1985 d-2)).

31. Ufoschacht (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/122) ..- 565 m

Le gouffre, situé à l'ouest du Totes Gebirge, dans l'Hintergras, à 1520 m d'altitude(Carte 1/50000e, n° 96 (Bad Ischl) ), est découvert en août 1975 par D. Motte; la présence d'un courant d'air incite le G.S.A.B. à désobstruer l'entrée en 1975 et 1976, année où la cote -201 m est atteinte. En 1977, ce même groupe bute sur un méandre actif très étroit à - 565 m de profondeur (Spéa/p, Belgique, 1978 (2) : 14-20, coupe).

32. Kitzsteinhomhôhle (Hohe Tauern, Salzburg) (2573/2) . - 560 m Gouffre situé dans la partie nord du «Glocknergruppe» (alt 2450 m. Carte 1/500009, n' 153 (Grossglockner). Kalkglimmer-schiefer) et découvert par des ouvriers de «Tauernkraftwerke» en 1980. Il est exploré par le L.H.S. et des spéléologues polonais (Atlantis, 1982(2-3).

33. Zentrumshôhle (Hagengebirge, Salzburg) (1335/100) . - 557 m Située au centre du plateau du Hagengebirge dans l'Obère Lengtal, à 1915 m d'altitude, on accède à cette cavité à partir de Golling, en pasant par le Verbundshutte (Carte 1/500006, n° 93 (Berchtesgaden)). Elle est découverte en 1976 par Tilinghast et explorée la même année par le L.H.S. et le G.S.A.B. jusqu'à -438 m, s'arrêtant sur une étroiture siphonnante (Salzburger Hôhlenkunde, 1973, 2, coupe). C'est en 1981 seulement que le G.S.A.B. réussit à approfondir Zentrumshôhle en parvenant à -557 m (Spéléo-Flash, (136) coupe).

34. Mondhôhle (Hoher Gôll, Salzburg) (1336/60).- 546 m

L'orifice du gouffre se trouve à 2005 m d'altitude, sous le sommet du Gruberhorn (voir à Gruberhornhôhle). Carte 1/50000», n° 94 (Hallein). Le Mondhôhle appartiendrait au même système hydrologique que le Gruberhornhôhle.

Il est découvert le 16 août 1974 par le groupe polonais S.P.T.T.K. de Czestochowa qui, du 25 au 27 août, atteint -376 m : Euphorieschacht, verticale de 223 m, est exploré aux nœuds de prussik. En 1975, les Autrichiens et le S.P.T.T.K. parviennent à -546 m (Courbon, op. cit., 1979, pp. 161, 172, coupe; Salzburger Hohlenbuch, 1979, 3, pp. 390, 417-419, coupe).

35. Im ZwischHôhle (Totes Gebirge, Steiermark) (1625/350) - 543 m

Im Zwisch-Hôhle se trouve entre le Plankamira et le HochweiB au nord du Tauplitzalm (Carte 1/500008, n' 97 (Bad Mitterndorf). Dachsteinkalk). Il est découvert en 1983 par des spéléologues français de Franche-Comté et descendu par eux jusqu'à - 543 m en 1984 (Sac au Cul, Soc. des Amateurs de Cavernes, 1985 (11), coupe).

36. Geldloch (Ôtscher, Niederôsterreich) . .(-434, + 101) 535 m

Cette grotte, au pied du massif de l'Otscher (1894 m), au bord du sentier reliant Otschergraben et Spiel Bùchler-Haus au Rau-hen Kamm, s'ouvre à 1460 m d'altitude (Carte 1/50000», n° 72 (Mariazell)).

Elle est connue depuis très longtemps : le 24 août 1591, sur ordre de l'empereur Rudolf II, elle est explorée par Reichart Strein. Le 12 juillet 1747, J.N. Nagel y fait des mesures de température. En 1855, A. Schmidl en lève la topographie. En 1897, H. Crammeret R. Siéger, et en 1900-1902, E. Berr, H. Hassingeret A. Radio-Radiis y font des études amenant la découverte d'un puits de 53 m. Entre le 1er et le 10 août 1923, une expédition menée par F. Mûhlhofer parvient à 368 m de profondeur, soit une dénivellation de 464 m, record mondial de l'époque.

En 1953, les explorations du Verband Ôsterreichischer Hôhlen-forscher donnent une dénivellation de 524 m (-432 +92) à la cavité (Courbon, op. cit., 1979, pp. 161-162, 174, coupe) pour 1800 m de développement. Dans les années 70, celui-ci est porté à 3810 m et dans les années 80-85 à 5150 m, puis 6885 m en 1985: les extensions sont dues au Landesverein fur Hôhlenkunde in Wien (Hartmann, Die Hohlen NiederOsterreichs, 1985, Band 3, suppl. Die Hohle, n° 30).



37. Fledermausschacht (Tonionalpe, Steiermark) (1762/1) - 532 m

Le gouffre s'ouvre à 1485 m d'altitude, à Herrenboden, commune de Gusswerk, non loin de Mariazell, au sud-est de Tonionalpe (Carte 1/500006, n° 103 (Kindberg)). Ex-Tonionschacht, la descente du puits d'entrée est faite par les spéléologues de Mariazell en 1926 (Beigel, F. Picheler) qui poursuivent l'exploration en 1928, 1929. Leur ultime exploration date de 1936 où ils estiment à -527 m la cote atteinte. En 1953, les Eclaireurs de France du Clan de la Verna, dont J. Choppy et M. Le Bret (Lyon) révisent la topographie et atteignent alors - 517 m (cote révisée à -446m). En 1977, les Autrichiens du L.H. Steiermark et du L.H.S. trouvent une continuation et s'arrêtent sur une étroiture à -523 m (Choppy, in Actes 2e Congr. Int. Spél., 1958, : 154-160; Die Hohle, suppl. n° 14, 1966, coupe à - 446 m; Die Hohle, 1977 (4): 110-114, coupe).

38. Wamix (Untersberg, Salzburg) (1339/166)..- 507 m

Situé près de Klingeralm à 1000 m de la frontière allemande, au nord-est de Mitterberg, à 1670 m d'altitude (Carte 1/500008, n°93(Bad Reichenhall)).

La cavité est explorée en 1976 par des spéléologues allemands de Munich jusqu'à un siphon, à la.cote - 507 m (la topographie est arrêtée à - 300 m).

39. Eislufthôhle (Totes Gebirge) (1623/106)- 506 m

Le gouffre qui possède deux entrées (alt 1650 m environ) est situé près de Loser, au nord-est de Vorderer Schwarzmooskogel et au nord de Stellerweghôhle (Carte 1/50000e, n° 96(Bad Ischl) ). En 1977, les Anglais du Cambridge University Caving Club découvrent et explorent la cavité sur 150 m de dénivellation, puis sur 350 m en 1978 (Mitt. Landesverein fur Hôhlenkunde Steiermark, 1979, 8 (2) coupe). En 1979, le C.U.C.C., avec une équipe polonaise, atteint -506 m (Speleo, Krakôw, 1980 (1/2) coupe).

40. Taubenloch (Ôtscher, Niederôsterreich) (1816/14) ..( - 454, + 52) 506 m

Située dans le «Rauker Kamm» (Carte 1/50000®, n° 72 (Mariazell)), la cavité est connue depuis 1747 : Nagel en dresse la première topographie. Elle est explorée par des spéléologues autrichiens : en 1981, la dénivellation de 413 m (-392, + 21) est obtenue, puis 506 m (-454, + 52) en 1983 (W. Hartmann, Die Hohlen NiederOsterreichs, 1985, Band 3, suppl. Die Hohle, n° 30).

41. Blitzwasserschacht (Leoganger Steinberge, Salzburg) (1324/43) ..- 505 m

Gouffre situé dans le Nebelsbergkar (alt 2012 m) (Carte 1/50000°, n° 123 (Zell am See) ).

Il est découvert et exploré en 1979 jusqu'à -310 m par des Polonais (Speleo, Krakôw, 1980 (1/2) coupe), puis -505 m en 1981 par des Polonais avec le LH.S. (Atlantis, 1982 (2-3) coupe).

42. Jungebabaschacht (Tennengebirge, Salzburg) (1511/258) - 495 m

Alt 1859 m (Speleo, Krakôw, 1980 (1/2) coupe à -435 m).

43. Lofererschacht (Loferer Steinberge, Salzburg) (1323/42) - 495 m

Alt 2150 m. - 662 m par des Polonais en 1984.

44. EdelweiBhùttenschacht (Tennengebirge, Salzburg) 1511/52) ..-482 m

Alt 2340 m. 1980 (L.H.S., - 193 m) et 1983 (G.S.A.B., - 482 m) Salzburger Hohlenbuch, 1985, band 4, pp. 229-232, coupe).

45. Altes Murmeltier (Tennengebirge, Salzburg) (1511/302) - 478 m

Voir «Les grandes Verticales».

46. Lechnerweidhôhle (Dùrrenstein, Niederôsterreich) (1815/32) - 470 m

Alt 1374, 1384 et 1363 m. 1973, L.H. Wien.

47. Hollenhohle (Tennengebirge, Salzburg) (1511/274). . -455 m

Voir «Les Grandes Verticales».

48. Brunneckerhôhle (Tennengebirge, Salzburg) (1511/1) . .445 m

49. Tantalhohle (Hagengebirge, Salzburg) (1335/30)……- 435 m

Voir infra.

50. LouToti-Hohle (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/33) ..( - 360, + 70) 430 m

51. KeinProblemschacht (Totes Gebirge, Steiermark) (1626/2) ..( - 342, + 87) 429 m

52. Wolfhôhle (Totes Gebirge, Steiermark) (1623/145) .. -426 m

Alt 1685 m. 1984, Cambridge U.C.C. (Caves & Caving, 1985 (29) coupe).

53. Eiskogelhôhle (Tennengebirge, Salzburg) (1511/101) . -402 m

54. schachtsystem in der Knallsteinplatte (Tennengebirge, Salzburg) (1511/277) ..-420 m

55. Internationalschacht (Tennengebirge, Salzburg) (1511/261) .___-410 m

56. Eisriesenwelt (Tennengebirge, Salzburg) (1511/24) .( - 138, + 269) 407 m

74. Rothom-Seehôhle (Leoganger Steinberge, Salzburg) (1324/48) .- 300 m.

DEVELOPPEMENTS :

1. Hirlatzhôhle (Dachstein, Oberôsterreich) (1546/7) ….. 44600 m

Hirlatzhôhle qui possède deux entrées (866 et 899 m) est située dans le Hirlatzwand, qui est le versant nord du Vorderer Hirlatz, dominant une vallée appelée Echerntal, à 2 km au nord-nord-ouest du village de Hallstatt.

Carte 1/50000», n° 96 (Bad Ischl). Dachsteinkalk.

En 1957, la cavité ne développait que 4200 m et dans les années 60 entre 6 et 7 km. En 1974, le L.H. Linz porte le développement à 8051 m; celui-ci, jusqu'en 1981, progressera peu: 8478 m. A partir de cette date, a lieu une véritable explosion des découvertes, dues aux membres du Verein fur Hohlenkunde Halstatt-Obertraun. En 1984, Hirlatzhôhle atteint 25050 m, puis 42700 m en 1985, pour parvenir, au mois de mars 1986 à 44600 m.

Parallèlement à cette progression fulgurante, la dénivellation, en mai 1985, dépasse la cote des 600 m : - 148, + 464 m, alors qu'en 1972, elle était à 332 m (-148, + 184).

2. RAUCHERKARHÔHLE (Totes Gebirge, Oberôsterreich) .-..-.44111 m

Voir supra.

3. EISRIESENWELT (Tennengebirge, Salzburg) (1511/24)..42000 m

Cette célèbre grotte touristique est à 4 km au nord de Werfen, soit 34 km au SSE de Salzburg. De Wimmerhûtte, un téléphérique monte au refuge Friedrich-Oedl-Haus d'où un sentier escarpé (10 mn environ) conduit à l'entrée de la grotte, à 1664 m d'altitude (Carte 1/50000', n' 94 (Hallein)). Les premières explorations sont dues à A.von Posselt-Czorich en 1879. Elles reprennent en 1912, 1913 et 1914 (Alexander von Mork, Angermayer et Rihl) et sont interrompues par la première guerre mondiale. Elles sont reprises après la cessation des hostilités par les Salzburgeois et les Viennois (W. von Czœrnig-Czernhausen, les frères Friedrich et Robert Oedl, Gustav Abel, Hermann Gruber notamment).

Fig 076-077

A la veille de la seconde guerre mondiale, l'essentiel de la cavité (38 km) est exploré et sa dénivellation atteint 407 m(- 138, + 269).

Actuellement, un nouveau relevé topographique de la grotte est en cours.

La cavité compte 30000 m2 de glace et 1 km de galeries glacées.

Topographie: d'après Die Hohle, suppl. n° 14, 1966.

Bibliographie : Angermayer (E.) - Kleiner Fûhrer durch die Eisriesenwelt, Salzburg, 1971, 36 p. Salzburger Hohlenbuch, Salzburg, band 4, 1985.

4. DachsteinMammuthôhle (Dachstein, Oberôsterreich) (1547/9) 38529 m

Voir supra.

5. TANTALHOHLE (Hagengebirge, Salzburg) (1335/30) . .30850 m Située dans le massif de Hagengebirge, au nord de la Blùhnbach, à l'est de Tenneck, la cavité, qui s'ouvre à 1710 m d'altitude, 400 m au sud du Spiralenlang (2223 m), se développe sous le plateau de Tantalkôlpfe (calcaires dolomitiques de Dachsteinkalk).

Carte 1/500006, n° 125 (Bischofshofen).

Fig 078

L'entrée est découverte en 1947 par A. Koppenwallner. L'exploration de la cavité par le L.H.S. commence aussitôt et en 1948 la cote - 400 m est atteinte. Si la dénivellation a peu varié dans les années suivantes (-420 m en 1949) pour parvenir à -435 m de nos jours, le développement progresse d'une façon plus notable : longtemps stabilisé à 16000 m dans les années 60, il passe à 28 700 m en 1972 et 30200 m en 1973 pour aujourd'hui atteindre 30850 m.

Topographie : d'après Ager et Klappacher (L.H.S.), issue de NSS News, 1973 (31) : 210.

Bibliographie: Klappacher (W.), Knapczyk (H.) - Salzburger Hôhlenbuch, Salzburg, 1979, t.3, pp. 165-199. Ager (H.), Klappacher (W.), Wimmer (A.) - 25 Jahre Tantalhôhle (Hagengebirge, Salzburg), Die Hôhle, 1973 (2).

6. Jagerbrunntrogsystem (Hagengebirge, Salzburg)___28026 m

Voir supra.

7. Berger-Platteneck-System (Tennengebirge, Salzburg) (1511/162)..25315 m

Voir supra.

8. Frauenmauer-LangsteinHôhlensystem (Hochschwab, Steiermark) (1742/1)20215 m

Voir supra.

9. Lamprechtsofen (Leoganger Steinberge, Salzburg) . .14657 m

Voir supra.

10. Feuertalsystem (Totes Gebirge, Oberôsterreich) .. 12014 m

Voir supra.

11. KolkblaserMonsterhôhle (Steinernes Meer, Salzburg) 1331/141)..11189 m

12. Gamslôcher-Kolowratsystem (Untersberg, Salzburg) (1339/1) 10175 m

13. Hiittstatthôhle (Totes Gebirge, Steiermark)..8140 m

14. Salzgrabenhôhle (Steinernes Meer, Salzburg) (1331/29) .7797 m

15. Karrenschacht (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1625/49) .7277m

16. Geldloch (Otscher, Niederosterreich) (1816/6).6870 m

17.Grubenhornhohle (Hoher Gôll, Salzburg) (1336/29)___6700 m

Voir supra.

18. Eiskogelhôhlensystem (Tennengebirge, Salzburg) (1511/101 et 160).6500 m

19. AlmbergEisundTropfsteinhôhle (Totes Gebirge, Steiermark) (1624/18)6293 m

20. Schwersystem (Tennengebirge, Salzburg) (1511/268) .6101 m Voir supra.

21.Frauenofen (Tennengebirge, Salzburg) (1511/18)6076 m

22. Salzburgerschacht (Untersberg, Salzburg) (1339/69) . .6070 m

23. Langsteineishôhle (Hochschwab, Steiermark) (1744/1) 6051 m

24. WlndlocherKIingertalschacht (Untersberg, Salzburg) (1339/31)6000 m

25. Lurgrotte (Grazer Bergland, Steiermark) (2836/1)5975 m

26. Hochlecken-Grobhôhle (Hôllengebirge, Oberôsterreich) (1567/29)..5460 m

Voir supra.

27. Elmhohlensystem (Totes Gebirge, Steiermark) (1624/38) .5300 m

28. Lechnerweidhohle (Dùrrenstein, Niederosterreich) (1815/32) .5252 m

29. Ahnenschacht (Totes Gebirge, Oberôsterreich) (1626/50) ..5000 m env.

Voir supra.

30. Schônberghôhle (Dachstein, Oberôsterreich) (1547/70) .4830 m

31. Bretterschacht (Tennengebirge, Salzburg) (1511/141) .4510 m Voir supra.

32. Brunneckerhôhle (Tennengebirge, Salzburg) (1511/1) .4430 m

33. Drachenhôhle (Grazer Bergland, Steiermark) (2839/1) .4127m

34. Hermannshohle (Bucklige Welt, Niederosterreich) (2871/7) .4112m

35. Taubenloch (Otscher, Niederosterreich) (1816/14)____4053 m

36. schacht der Verlorenen (Tennengebirge, Salzburg) . .4050 m Voir supra.

43. Westwandhôhle (Totes Gebirge) (1625/351)..3000 m






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