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L’AME DES RACES

la sociologie

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L’AME DES RACES

Comment les naturalistes classent les espÈces. — Application à l’homme de leurs méthodes. — Côté défectueux des classifications actuelles des races humaines. — Fondements d’une classification psychologique. — Les types moyens des races. — Comment l’observation permet de les constituer. — Facteurs physiologiques qui déterminent le type moyen d’une race.— L’influence des ancÊtres et celle des parents immédiats. — Fond psychologique commun que possÈdent tous les individus d’une race. — immense influence des générations éteintes sur les générations actuelles. — Raisons mathématiques de cette influence. — Comment l’ame collective s’est étendue de la famille au village, à la cité et à la province. Avantages et dangers de la conception de la cité. — Circonstances dans lesquelles la formation de l’ame collective cet impossible. — Exemple de l’Italie. — Comment les races naturelles ont fait place aux races historiques.




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Les naturalistes font reposer leur classification des espÈces sur la constatation de certains caractÈres anatomiques se reproduisant par 1’hérédité avec régularité et constance. Nous savons aujourd’hui que ces caractÈres se transforment par l’accumulation héréditaire de changements imperceptibles ; mais si l’on ne considÈre que la courte durée des temps historiques, on peut dire que les espÈces sont invariables.

Appliquées à l’homme, les méthodes de classification des naturalistes ont permis d’établir un certain nombre de types parfaitement tranchés. En se basant sur des caractÈres anatomiques bien nets, tels que la couleur de la peau, la forme et la capacité du crane, il a été possible d’établir que le genre humain comprend plusieurs espÈces nettement séparées et probablement d’origines trÈs différentes. Pour les savants respectueux des traditions religieuses, ces espÈces sont simplement des races. Mais, comme on l’a dit avec raison, « si le nÈgre et le caucasien étaient des colimaçons, tous les zoologistes affirmeraient à l’unanimité qu’ils constituent d’excellentes espÈces, n’ayant jamais pu provenir d’un mÊme couple dont ils se seraient graduellement écartés ».

Ces caractÈres anatomiques, ceux du moins que notre analyse peut atteindre, ne permettent que des divisions générales fort sommaires. Leurs divergences n’apparaissent que chez des espÈces humaines bien tranchées : les blancs, les nÈgres et les jaunes, par exemple. Mais des peuples, trÈs semblables par leur aspect physique, peuvent Être fort différents par leurs façons de sentir et d’agir, et par conséquent par leurs civilisations, leurs croyances et leurs arts. Est-il possible, par exemple, de classer dans un mÊme groupe un Espagnol, un Anglais et un Arabe ? Les différences mentales existant entre eux n’éclatent-elles pas à tous les yeux et ne se lisent-elles pas à chaque page de leur histoire ?

A défaut de caractÈres anatomiques, on a voulu s’appuyer, pour la classification de certains peuples, sur divers éléments tels que les langues, les croyances et les groupements politiques ; mais de telles classifications ne résistent guÈre à l’examen.

Les éléments de classification que l’anatomie, les langues, le milieu, les groupements politiques ne sauraient fournir, nous sont donnés par la psychologie. Celle-ci montre que, derriÈre les institutions, les arts, les croyances, les bouleversements politiques de chaque peuple, se trouvent certains caractÈres moraux et intellectuels dont son évolution dérive. Ce sont ces caractÈres dont l’ensemble forme ce que l’on peut appeler l’ame d’une race.

Chaque race possÈde une constitution mentale aussi fixe que sa constitution anatomique. Que la premiÈre soit en rapport avec une certaine structure particuliÈre du cerveau, cela ne semble pas douteux ; mais comme la science n’est pas assez avancée encore pour nous montrer cette structure, nous sommes dans l’impossibilité de la prendre pour base. Sa connaissance ne saurait nullement modifier d’ailleurs la description de la constitution mentale qui en découle et que l’observation nous révÈle.

Les caractÈres moraux et intellectuels, dont l’association forme l’ame d’un peuple, représentent la synthÈse de tout son passé, l’héri­tage de tous ses ancÊtres, les mobiles de sa conduite. Ils semblent trÈs variables chez les individus d’une mÊme race ; mais l’observation prouve que la majorité des individus le cette race possÈde toujours un certain nombre de caractÈres psychologiques communs, aussi stables que les caractÈres anatomiques qui permettent de classer les espÈces. Comme ces derniers, les caractÈres psychologiques se reproduisent par l’hérédité avec régularité et constance.

Cet agrégat d’éléments psychologiques observable chez tous les individus d’une race constitue ce qu’on appelle avec raison le caractÈre national. Leur ensemble forme le type moyen qui permet de définir un peuple. Mille Français, mille Anglais, mille Chinois, pris au hasard, diffÈrent notablement entre eux ; mais ils possÈdent cependant, de par l’hérédité de leur race, des caractÈres communs qui permettent de construire un type idéal du Français, de l’Anglais, du Chinois, analogue au type idéal que le naturaliste présente lorsqu’il décrit d’une façon générale le chien ou le cheval. Applicable aux diverses variétés de chiens ou de chevaux, une telle description ne peut comprendre que les caractÈres communs à tous, et nullement ceux qui permettent de distinguer leurs nombreux spécimens.



Pour peu qu’une race soit suffisamment ancienne, et par conséquent homogÈne, son type moyen est assez nettement établi pour se fixer rapidement dans l’esprit de l’observateur.

Lorsque nous visitons un peuple étranger, les seuls caractÈres qui puissent nous frapper, parce qu’ils sont les seuls qui soient constamment répétés, sont précisément les caractÈres communs à tous les habitants du pays parcouru. Les différences individuelles, étant peu répétées, nous échappent ; et bientôt, non seulement nous distinguons à premiÈre vue un Anglais, un Italien, un Espagnol, mais de plus nous savons trÈs bien leur attribuer certains caractÈres moraux et intellectuels, qui sont justement les caractÈres fondamentaux dont nous parlions plus haut. Un Anglais, un Gascon, un Normand, un Flamand correspondent à un type bien défini dans notre esprit et que nous pouvons décrire aisément. Appliquée à un individu isolé, la description pourra Être fort insuffisante, et parfois inexacte ; appliquée à la majorité des individus d’une de ces races, elle la dépeindra parfaitement. Le travail inconscient qui s’établit dans notre esprit pour déterminer le type physique et mental d’un peuple est tout à fait identique dans son essence à la méthode qui permet au naturaliste de classifier les espÈces.

Cette identité dans la constitution mentale de la majorité des individus d’une race a des raisons physiologiques trÈs simples. Chaque individu, en effet, n’est pas seulement le produit de ses parents directs, mais encore de sa race, c’est-à-dire de toute la série de ses ascendants. Un savant économiste, M. Cheysson, a calculé qu’en France, à raison de trois générations par siÈcle, chacun de nous aurait dans les veines le sang d’au moins 20 millions de contemporains de l’an 1000. « Tous les habitants d’une mÊme localité, d’une mÊme province ont donc nécessairement des ancÊtres communs, sont pétris du mÊme limon, portent la mÊme empreinte, et sont sans cesse ramenés au type moyen par cette longue et lourde chaine dont ils ne sont que les derniers anneaux. Nous sommes à la fois les fils de nos parents et de notre race. Ce n’est pas seulement le sentiment, c’est encore la physiologie et l’hérédité qui font pour nous de la patrie une seconde mÈre. »

Si l’on voulait traduire en langage mécanique les influences auxquelles est soumis l’individu et qui dirigent sa conduite, on pourrait dire qu’elles sont de trois sortes. La premiÈre, et certainement la plus importante, est l’influence des ancÊtres ; la deuxiÈme, l’influence des parents immédiats ; la troisiÈme qu’on croit généralement la plus puissante, et qui cependant est de beaucoup la plus faible, est l’influence des milieux. Ces derniers, en y comprenant les diverses influences physiques et morales auxquelles l’homme est soumis pendant sa vie, et notamment pendant son éducation, ne produisent que des variations trÈs faibles. Ils n’agissent réellement que lorsque l’hérédité les a accumulés dans le mÊme sens pendant longtemps.

Quoi qu’il fasse, l’homme est donc toujours et avant tout le représentant de sa race. L’ensemble d’idées, de sentiments que tous les individus d’un mÊme pays apportent en naissant, forme l’ame de la race. Invisible dans son essence, cette ame est trÈs visible dans ses effets, puisqu’elle régit en réalité toute l’évolution d’un peuple.

On peut comparer une race à l’ensemble des cellules qui constituent un Être vivant. Ces milliards de cellules ont une durée trÈs courte, alors que la durée de l’Être formé par leur union est relativement trÈs longue ; elles ont donc à la fois une vie personnelle, la leur, et une vie collective, celle de l’Être dont elles composent la substance. Chaque individu d’une race a, lui aussi, une vie individuelle trÈs courte et une vie collective trÈs longue. Cette derniÈre est celle de la race dont il est né, qu’il contribue à perpétuer, et dont il dépend toujours.



La race doit donc Être considérée comme un Être permanent, affranchi du temps. Cet Être permanent est composé non seulement des individus vivants qui le constituent à un moment donné, mais aussi de la longue série des morts qui furent ses ancÊtres. Pour comprendre la vraie signification de la race, il faut la prolonger à la fois dans le passé et dans l’avenir. Infiniment plus nombreux que les vivants, les morts sont aussi infiniment plus puissants qu’eux. Ils régissent l’immense domaine de l’inconscient, cet invisible domaine qui tient sous son empire toutes les manifestations de l’intelligence et du caractÈre. C’est par ses morts, beaucoup plus que par ses vivants, qu’un peuple est conduit. C’est par eux seuls qu’une race est fondée. SiÈcle aprÈs siÈcle, ils ont créé nos idées et nos sentiments, et par conséquent tous les mobiles de notre conduite. Les générations éteintes ne nous imposent pas seulement leur constitution physique ; elles nous imposent aussi leurs pensées. Les morts sont les seuls maitres indiscutés des vivants. Nous portons le poids de leurs fautes, nous recevons la récompense de leurs vertus.

La formation de la constitution mentale d’un peuple ne demande pas, comme la création des espÈces animales, ces ages géologiques dont l’immense durée échappe à tous nos calculs. Elle exige cependant un temps assez long. Pour créer dans un peuple comme le nôtre, et cela à un degré assez faible encore, cette communauté de sentiments et de pensées qui forme son ame, il a fallu plus de dix siÈcles  L’œuvre la plus importante peut Être de notre Révolution a été d’activer cette formation en finissant à peu prÈs de briser les petites nationalités : Picards, Flamands, Bourguignons, Gascons, Bretons, Provençaux, etc., entre lesquelles la France était divisée jadis. Il s’en faut, certes, que l’unification soit complÈte, et c’est surtout parce que nous sommes composés de races trop diverses, et ayant par conséquent des idées et des sentiments trop différents, que nous sommes victimes de dissensions que des peuples plus homogÈnes, tels que les Anglais, ne connaissent pas. Chez ces derniers, le Saxon, le Normand, l’ancien Breton ont fini par former, en se fusionnant, un type trÈs homogÈne, et par conséquent tout est homogÈne dans la conduite.Grace à cette fusion, ils ont fini par acquérir solidement ces trois bases fondamentales de l’ame d’un peuple : des sentiments communs, des intérÊts communs, des croyances communes. Quand une nation en est arrivée là, il y a accord instinctif de tous ses membres sur toutes les grandes questions, et les dissentiments sérieux ne naissent plus dans son sein.

Cette communauté de sentiments, d’idées, de croyances et d’intérÊts, créée par de lentes accumulations héréditaires, donne à la constitution mentale d’un peuple une grande identité et une grande fixité. Elle assure du mÊme coup à ce peuple une immense puissance. Elle a fait la grandeur de Rome dans l’antiquité, celle des Anglais de nos jours. DÈs qu’elle disparait, les peuples se désagrÈgent. Le rôle de Rome fut fini quand elle ne la posséda plus.

Il a toujours plus ou moins existé chez tous les peuples et à tous les ages, ce réseau de sentiments, d’idées, de traditions et de croyances héréditaires qui forme l’ame d’une collectivité d’hommes, mais son extension progressive s’est faite d’une façon trÈs lente. Restreinte d’abord à la famille et graduellement propagée au village, à la cité, à la province, l’ame collective ne s’est étendue à tous les habitants d’un pays qu’à une époque assez moderne. C’est alors seulement qu’est née la notion de patrie telle que nous la comprenons aujourd’hui. Elle n’est possible que lorsqu’une ame nationale est formée. Les Grecs ne s’élevÈrent jamais au delà de la notion de cité, et leurs cités restÈrent toujours en guerre parce qu’elles étaient en réalité trÈs étrangÈres l’une à l’autre. L’Inde, depuis 2000 ans, n’a connu d’autre unité que le village, et c’est pourquoi depuis 2000 ans, elle a toujours vécu sous des maitres étrangers dont les empires éphémÈres se sont écroulés avec autant de facilité qu’ils s’étaient formés.



TrÈs faible au point de vue de la puissance militaire, la conception de la cité comme patrie exclusive a toujours, au contraire, été trÈs forte au point de vue du développement de la civilisation Moins grande que l’ame de la patrie, l’ame de la cité fut parfois plus féconde. AthÈnes dans l’antiquité, Florence et Venise au moyen age nous montrent le degré de civilisation auquel de petites agglomérations d’hommes peuvent atteindre.

Lorsque les petites cités ou les petites provinces ont vécu pendant longtemps d’une vie indépendante, elles finissent par posséder une ame si stable que sa fusion avec celles de cités et de provinces voisines, pour former une ame nationale, devient presque impossible. Une telle fusion alors mÊme qu’elle peut se produire, c’est-à-dire lorsque les éléments mis en présence ne sont pas trop dissemblables, n’est jamais l’œuvre d’un jour, mais seulement celle des siÈcles. Il faut des Richelieu et des Bismarck pour achever une telle œuvre, mais ils ne l’achÈvent que lorsqu’elle est élaborée depuis longtemps. Un pays peut bien, comme l’Italie, arriver brusquement, par suite de circonstances exceptionnelles, à former un seul État, mais ce serait une erreur de croire qu’il acquiert du mÊme coup pour cela une ame nationale. Je vois bien en Italie des Piémontais, des Siciliens, des Vénitiens, des Romains, etc., je n’y vois pas encore des Italiens.

Quelle que soit aujourd’hui la race considérée, qu’elle soit homogÈne, ou ne le soit pas, par le fait seul qu’elle est civilisée et entrée depuis longtemps dans l’histoire, il faut toujours la considérer comme une race artificielle et non comme une race naturelle. De races naturelles, on n’en trouverait guÈre actuellement que chez les sauvages. Ce n’est plus que chez eux qu’on peut observer des peuples purs de tout mélange. La plupart des races civilisées ne sont aujourd’hui que des races historiques.

Nous n’avons pas à nous préoccuper maintenant des origines des races. Qu’elles aient été formées par la nature ou par l’histoire, il n’importe. Ce qui nous intéresse, ce sont leurs caractÈres tels qu’un long passé les a constitués. Maintenus pendant des siÈcles par les mÊmes conditions d’existence et accumulés par l’hérédité, ces caractÈres ont fini par acquérir une grande fixité et par déterminer le type de chaque peuple.



Ce temps, fort long pour nos annales, est en réalité assez court, puisqu’il ne représente que trente générations. Si un temps relativement aussi restreint suffit à fixer certains caractÈres, cela tient à ce que dÈs qu’une cause agit pendant quelque temps dans le mÊme sens elle produit rapidement des effets trÈs grands. Les mathématiques montrent que quand une cause persiste en produisant le mÊme effet, les causes croissent en progression arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, etc.), et les effets en progression géométrique (2, 4, 8, 16, 32, etc.). Les causes sont les logarithmes des effets. Dans le fameux problÈme du doublement des grains de blé sur les cases de l’échiquier, le numéro d’ordre des cases est le logarithme du nombre des grains de blé. De mÊme pour la somme placée à intérÊts composés, la loi de l’accroissement est telle que le nombre des années est le logarithme du capital accumulé. C’est pour des raisons de cet ordre que la plupart des phénomÈnes sociaux peuvent se traduire par des courbes géométriques à peu prÈs semblables. Dans un autre travail j’étais arrivé à constater que ces courbes peuvent s’exprimer au point de vue analytique par l’équation de la parabole ou de l’hyperbole. Mon savant ami M. Cheysson pense qu’ils se traduisent mieux le plus souvent par une équation exponentielle.






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