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LE RÔLE DES GRANDS HOMMES DANS L’HISTOIRE DES PEUPLES

la sociologie

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LE RÔLE DES GRANDS HOMMES DANS L’HISTOIRE DES PEUPLES




Les grands progrÈs de chaque civilisation ou toujours été réalisés par une petite élite d’esprits supérieurs. — Nature de leur rôle. — Ils synthétisent tous les efforts d’une race. — Exemples fournis par les grandes découvertes. — Rôle politique des grands hommes. — Ils incarnent l’idéal dominant de leur race. — Influence des grands hallucinés. — Les inventeurs de génie transforment une civilisation. — Les fanatiques et les hallucinés font l’histoire.

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En étudiant la hiérarchie et la différenciation des races, nous avons vu que ce qui différencie le plus les Européens des Orientaux, c’est que les premiers sont les seuls à posséder une élite d’hommes supérieurs. Essayons de marquer en quelques lignes les limites du rôle de cette élite.

Cette petite phalange d’hommes éminents qu’un peuple civilisé possÈde et qu’il suffirait de supprimer à chaque génération pour abaisser considérablement le niveau intellectuel de ce peuple, constitue la véritable incarnation des pouvoirs d’une race. C’est à elle que sont dus les progrÈs réalisés dans les sciences, les arts, l’industrie, en un mot dans toutes les branches de la civilisation.

L’histoire démontre que c’est à cette élite peu nombreuse que nous sommes redevables de tous les progrÈs accomplis. Bien que profitant de ces progrÈs la foule n’aime guÈre cependant qu’on la dépasse, et les plus grands penseurs ou inventeurs ont été bien souvent ses martyrs. Cependant toutes les générations, tout le passé d’une race, s’épanouissent en ces beaux génies qui sont les fleurs merveilleuses d’une race. Ils sont la vraie gloire d’une nation, et chacun, jusqu’au plus humble, pourrait s’enorgueillir en eux. Ils ne paraissent pas au hasard et par miracle, mais représentent le couronnement d’un long passé. Ils synthétisent la grandeur de leur temps et de leur race. Favoriser leur éclosion et leur développement, c’est favoriser l’éclosion du progrÈs dont bénéficiera toute l’humanité. Si nous nous laissions trop aveugler par nos rÊves d’égalité universelle nous en serions les premiÈres victimes. L’égalité ne peut exister que dans l’infériorité, elle est le rÊve obscur et pesant des médiocrité vulgaires, Les temps de sauvagerie l’ont seuls réalisée. Pour que l’égalité régnat dans le monde, il faudrait rabaisser peu à peu tout ce qui fait la valeur d’une race au niveau de ce qu’elle a de moins élevé.

Mais si le rôle des hommes supérieurs est considérable dans le développement d’une civilisation, il n’est pas cependant tout à fait tel qu’on le dit généralement. Leur action consiste, je le répÈte, à synthétiser tous les efforts d’une race ; leurs découvertes sont toujours le résultat d’une longue série de découvertes antérieures ; ils batissent un édifice avec des pierres que d’autres ont lentement taillées. Les historiens, généralement fort simplistes, ont toujours cru pouvoir accoler devant chaque invention le nom d’un homme ; et pourtant, parmi les grandes inventions qui ont transformé le monde, telles que l’imprimerie, la poudre, la vapeur, la télégraphie électrique, il n’en est pas une dont on puisse dire qu’elle a été créée par un seul cerveau. Quand on étudie la genÈse de telles découvertes, on voit toujours qu’elles sont nées d’une longue série d’efforts préparatoires : l’invention finale n’est qu’un couronnement. L’observation de Galilée sur l’isochronisme des oscillations d’une lampe suspendue prépara l’invention des chronomÈtres de précision, d’oÙ devait résulter pour le marin la possibilité de retrouver sÛrement sa route sur l’Océan. La poudre à canon est sortie du feu grégeois lentement transformé. La machine à vapeur représente la somme d’une série d’inventions dont chacune a exigé d’immenses travaux. Un Grec, eÛt-il eu cent fois le génie d’ArchimÈde, n’aurait pu découvrir la locomotive. Il ne lui eÛt aucunement servi d’ailleurs de la découvrir, car, pour l’exécuter, il lui eÛt fallu attendre que la mécanique eÛt réalisé des progrÈs qui ont demandé deux mille ans d’efforts.



Pour Être, en apparence, plus indépendant du passé, le rôle politique des grands hommes d’État ne l’est pas beaucoup moins cependant que celui des grands inventeurs. Aveuglés par l’éclat bruyant de ces puissants remueurs d’hommes qui transforment l’existence politique des peuples, des écrivains tels que Hegel, Cousin, Carlyle, etc., ont voulu en faire des demi-dieux dont le génie seul modifie la destinée des peuples. Ils peuvent sans doute troubler l’évolution d’une société, mais il ne leur est pas donné d’en changer le cours. Le génie d’un Cromwell ou d’un Napoléon ne saurait accomplir une telle tache. Les grands conquérants peuvent détruire par le fer et le feu les villes, les hommes et les empires comme un enfant peut incendier un musée rempli des trésors de l’art ; mais cette puissance destructive ne doit pas nous illusionner sur la nature de leur rôle. L’influence des grands hommes politiques n’est durable que lorsque, comme César ou Richelieu, ils savent diriger leurs efforts dans le sens des besoins du moment ; la vraie cause de leurs succÈs est généralement alors bien antérieure à eux-mÊmes. Deux ou trois siÈcles plus tôt César n’eÛt pas plié la grande république romaine sous la loi d’un maitre, et Richelieu eÛt été impuissant à réaliser l’unité française. En politique, les véritables grands hommes sont ceux qui pressentent les besoins qui vont naitre, les événements que le passé a préparés, et montrent le chemin oÙ il faut s’engager. Nul ne le voyait peut-Être, ce chemin, mais les fatalités de l’évolution devaient bientôt y pousser les peuples aux destins desquels ces puissants génies président momentanément. Eux aussi, comme les grands inventeurs, synthétisent les résultats d’un long travail antérieur.

Il ne faudrait pas pousser trop loin cependant ces analogies entre les diverses catégories des grands hommes. Les inventeurs jouent un rôle important dans l’évolution future d’une civilisation, mais aucun rôle immédiat dans l’histoire politique des peuples. Les hommes supérieurs auxquels sont dues, depuis la charrue jusqu’au télégraphe, les importantes découvertes qui sont le patrimoine commun de l’humanité, n’ont jamais eu les qualités de caractÈre nécessaires pour fonder une religion ou conquérir un empire, c’est-à-dire pour changer visiblement la face de l’histoire. Le penseur voit trop la complexité des problÈmes pour avoir jamais des convictions bien profondes, et trop peu de buts politiques lui paraissent assez dignes de ses efforts pour qu’il en poursuive aucun. Les inventeurs peuvent modifier à la longue une civilisation ; les fanatiques, à l’intelligence étroite, mais au caractÈre énergique et aux passions puissantes, peuvent seuls fonder des religions, des empires et soulever le monde. A la voix d’un Pierre l’Ermite, des millions d’hommes se sont précipités sur l’Orient : les paroles d’un halluciné, comme Mahomet, ont créé la force nécessaire pour triompher du vieux monde gréco-romain ; un moine obscur, comme Luther, a mis l’Europe à feu et à sang. Ce n’est pas parmi les foules que la voix d’un Galilée ou d’un Newton aura jamais le plus faible écho. Les inventeurs de génie hatent la marche de la civilisation. Les fanatiques et les hallucinés créent l’histoire.

De quoi se compose-t-elle, en effet, l’histoire, telle que les livres l’écrivent, sinon du long récit des luttes soutenues par l’homme pour créer un idéal, l’adorer, puis le détruire. Et devant la science pure, de tels idéals ont-ils plus de valeur que les vains mirages créés par la lumiÈre sur les sables mobiles du désert ?



Ce sont pourtant les hallucinés, créateurs ou propagateurs de tels mirages, qui ont le plus profondément transformé le monde. Du fond de leurs tombeaux, ils courbent encore l’ame des races sous le joug de leurs pensées et agissent sur le caractÈre et la destinée des peuples. Ne méconnaissons pas l’importance de leur rôle, mais n’oublions pas non plus que la tache qu’ils ont accomplie, ils n’ont réussi à l’accomplir que parce qu’ils ont inconsciemment incarné et exprimé l’idéal de leur race et de leur temps. On ne conduit un peuple qu’en incarnant ses rÊves. MoÏse a représenté, pour les Juifs, le désir de délivrance qui couvait depuis des années sous leurs fronts d’esclaves lacérés par les fouets égyptiens. Bouddha et Jésus ont su entendre les misÈres infinies de leur temps et traduire en religion le besoin de charité et de pitié qui, à des époques de souffrance universelle, commençaient à se faire jour dans le monde. Mahomet réalisa par l’unité de la croyance l’unité politique d’un peuple divisé en milliers de tribus rivales. Le soldat de génie qui fut Napoléon incarna l’idéal de gloire militaire, de vanité, de propagande, révolutionnaire, qui étaient alors les caractéristiques du peuple qu’il promena pendant quinze ans à travers l’Europe à la poursuite des plus folles aventures.

Ce sont donc en définitive les idées, et par conséquent, ceux qui les incarnent et les propagent, qui mÈnent le monde. Leur triomphe est assuré dÈs qu’elles ont pour les défendre des hallucinés et des convaincus. Peu importe, qu’elles soient vraies ou fausses. L’histoire nous prouve mÊme que ce sont les idées les plus chimériques qui ont toujours le mieux fanatisé les hommes et joué le rôle le plus important. C’est au nom des plus décevantes chimÈres que le monde a été bouleversé jusqu’ici, que des civilisations qui semblaient impérissables ont été détruites, et que d’autres ont été fondées. Ce n’est pas, comme l’assure l’Évangile, le royaume du ciel qui est destiné aux pauvres d’esprit, mais bien celui de la terre, à la seule condition qu’ils possÈdent la foi aveugle qui soulÈve les montagnes. Les philosophes, qui consacrent souvent des siÈcles à détruire ce que les convaincus ont parfois créé en un jour, doivent s’incliner devant eux. Les convaincus font partie des forces mystérieuses qui régissent le monde. Ils ont déterminé les plus importants des événements dont l’histoire enregistre le cours.

Ils n’ont propagé que des illusions sans doute, mais c’est de ces illusions à la fois redoutables, séduisantes et vaines, que l’humanité a vécu jusqu’ici et sans doute continuera à vivre encore. Ce ne sont que des ombres. Il faut les respecter pourtant. Grace à elles, nos pÈres ont connu l’espérance, et dans leur course héroÏque et folle à la poursuite de ces ombres, ils nous ont sortis de la barbarie primitive et conduits oÙ nous sommes aujourd’hui. De tous les facteurs du développement des civilisations, les illusions sont peut-Être les plus puissants. C’est une illusion qui a fait surgir les pyramides et pendant cinq mille ans hérissé l’Égypte de colosses de pierre. C’est une illusion qui, au moyen age, a édifié nos gigantesques cathédrales et conduit l’Occident à se précipiter sur l’Orient pour conquérir un tombeau. C’est en poursuivant des illusions qu’ont été fondées des religions qui ont plié la moitié de l’humanité sous leurs lois et qu’ont été édifiés ou détruits les plus vastes empires. Ce n’est pas à la poursuite de la vérité, mais à celle de l’erreur, que l’humanité a dépensé le plus d’efforts. Les buts chimériques qu’elle poursuivait, elle ne pouvait les atteindre ; mais c’est en les poursuivant qu’elle a réalisé tous les progrÈs qu’elle ne cherchait pas.






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