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LIMITES DE VARIABILITÉ DU CARACTÈRE DES RACES

la sociologie

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LIMITES DE VARIABILITÉ DU CARACTÈRE DES RACES

La variabilité du caractÈre des races, et non sa fixité, constitue la rÈgle apparente. — Raisons de cette apparence. — Invariabilité des caractÈres fondamentaux et variabilité des caractÈres secondaires. — Assimilation des caractÈres psychologiques aux caractÈres irréductibles et aux caractÈres modifiables des espÈces animales. — Le milieu, les circonstances, l’éducation agissent seulement sur les caractÈres psychologiques accessoires. — Les possibilités de caractÈre. — Exemples fournis par diverses époques. — Les hommes de la Terreur. — Ce qu’ils fussent devenus à d’autres époques. — Comment malgré les révolutions persistent les caractÈres nationaux. — Exemples divers. — Conclusion.




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Ce n’est qu’en étudiant avec soin l’évolution des civilisations qu’on constate la fixité de la constitution mentale des races. Au premier abord, c’est la variabilité et non la fixité qui semble la rÈgle générale. L’histoire des peuples pourrait faire supposer en effet que leur ame subit parfois des transformations trÈs rapides et trÈs grandes. Ne semble-t-il pas, par exemple, qu’il y ait une différence considérable entre le caractÈre d’un Anglais du temps de Cromwell et celui d’un Anglais moderne ? L’italien actuel, circonspect et subtil, ne parait-il pas fort différent de l’Italien impulsif et féroce que nous décrit dans ses Mémoires Benvenuto Cellini ? Sans aller si loin, et en nous bornant in la France, que de changements apparents dans le caractÈre en un petit nombre de siÈcles, et parfois mÊme d’années ! Quel est l’historien qui n’ait pas noté les différences du caractÈre national entre le XVIIe et le XVIIIe siÈcle ? et, de nos jours, ne semble-t-il pas qu’il y ait un monde entre le caractÈre de nos farouches conventionnels et celui des dociles esclaves de Napoléon ? C’étaient pourtant les mÊmes hommes, et, en quelques années, ils semblent avoir entiÈrement changé.

Pour élucider les causes de ces changements, nous rappellerons tout d’abord que l’espÈce psychologique est, comme l’espÈce anatomique, formée d’un trÈs petit nombre de caractÈres fondamentaux irréductibles, autour desquels se groupent des caractÈres accessoires modifiables et changeants. L’éleveur qui transforme la structure apparente d’un animal, le jardinier qui modifie l’aspect d’une plante, au point qu’un œil non exercé ne la reconnait pas, n’ont en aucune façon touché aux caractÈres fondamentaux de l’espÈce ; ils n’ont agi que sur ses caractÈres accessoires. Malgré tous les artifices, les caractÈres fondamentaux tendent toujours à reparaitre à chaque nouvelle génération.

La constitution mentale, elle aussi, a des caractÈres fondamentaux, immuables comme les caractÈres anatomiques des espÈces ; mais elle possÈde également des caractÈres accessoires aisément modifiables. Ce sont ces derniers que les milieux, les circonstances, l’éducation et divers facteurs peuvent aisément changer.

Il faut aussi se rappeler, et ce point est essentiel, que dans notre constitution mentale, nous possédons tous certaines possibilités de caractÈre, auxquelles les circonstances ne fournissent pas toujours l’occasion de se manifester. Lorsqu’elles viennent à surgir, une personnalité nouvelle, plus ou moins éphémÈre, surgit aussitôt. C’est ainsi qu’aux époques de grandes crises religieuses et politiques, on observe des changements momentanés de caractÈre tels qu’il semble que les mœurs, les idées, la conduite, tout enfin ait changé. Tout a changé en effet, comme la surface du lac tranquille tourmentée par l’orage. Il est rare que ce soit pour longtemps.

C’est en raison de ces possibilités de caractÈre mises en œuvre par certains événements exceptionnels, que les acteurs des grandes crises religieuses et politiques nous semblent d’une essence supérieure à la nôtre, des sortes de colosses dont nous serions les fils dégénérés. C’étaient pourtant des hommes comme nous, chez lesquels les circonstances avaient simplement mis en jeu des possibilités de caractÈre que nous possédons tous. Prenez, par exemple, ces « géants de la Convention », qui tenaient tÊte à l’Europe en armes et envoyaient leurs adversaires à la guillotine pour une simple contradiction. C’étaient, au fond, d’honnÊtes et pacifiques bourgeois comme nous, qui, en temps ordinaire, eussent probablement mené au fond de leur étude, de leur cabinet, de leur comptoir, l’existence la plus tranquille et la plus effacée. Des événements extraordinaires firent vibrer certaines cellules de leur cerveau, inutilisées à l’état ordinaire, et ils devinrent ces figures colossales que déjà la postérité ne comprend plus. Cent ans plus tard, Robespierre eÛt été, sans doute, un honnÊte juge de paix trÈs ami de son curé ; Fouquier-Tinville un juge d’instruction, possédant un peu plus peut-Être que ses collÈgues l’apreté et les façons rogues des gens de sa profession, mais trÈs apprécié pour son zÈle à poursuivre les délinquants ; Saint-Just fÛt devenu un excellent maitre d’école, estimé de ses chefs et trÈs fier des palmes académiques qu’il eÛt sÛrement fini par obtenir. Il suffit, pour ne pas douter de la légitimité de ces prévisions, de voir ce que fit Napoléon des farouches terroristes qui n’avaient pas encore eu le temps de se couper réciproquement le cou. La plupart devinrent chefs de bureau, percepteurs, magistrats ou préfets. Les vagues soulevées par l’orage, dont nous parlions plus haut, s’étaient calmées, et le lac agité avait repris sa surface tranquille.



MÊme dans les époques les plus troublées, produisant les plus étranges changements de personnalités, on retrouve aisément sous des formes nouvelles les caractÈres fondamentaux de la race. Le régime centralisateur, autoritaire et despotique de nos rigides jacobins fut-il bien différent, en réalité, du régime centralisateur, autoritaire et despotique que quinze siÈcles de monarchie avaient profondément enraciné dans les ames ? DerriÈre toutes les révolutions des peuples latins, il reparait toujours, cet obstiné régime, cet incurable besoin d’Être gouverné, parce qu’il représente une sorte de synthÈse des instincts de leur race. Ce ne fut pas seulement par l’auréole de ses victoires que Bonaparte devint maitre. Quand il transforma la république en dictature, les instincts héréditaires de la race se manifestaient chaque jour avec plus d’intensité ; et, à défaut d’un officier de génie, un aventurier quelconque eÛt suffi. Cinquante ans plus tard l’héritier de son nom n’eut qu’à se montrer pour rallier les suffrages de tout un peuple fatigué de liberté et avide de servitude. Ce n’est pas Brumaire qui fit Napoléon, mais l’ame de sa race qu’il allait courber sous son talon de fer 

Si l’influence des milieux sur l’homme parait aussi grande, c’est précisément parce qu’ils agissent sur les éléments accessoires et transitoires, ou encore sur les possibilités du caractÈre dont nous venons de parler. En réalité, les changements ne sont pas bien profonds. L’homme le plus pacifique, poussé par la faim, arrive à un degré de férocité qui le conduit à tous les crimes, et parfois mÊme à dévorer son semblable. Dira-t-on pour cela que son caractÈre habituel a définitivement changé ?

Que les conditions le la civilisation conduisent les uns à l’extrÊme richesse et à tous les vices qui en sont l’inévitable suite ; qu’elles créent chez les antres des besoins trÈs grands sans leur donner les moyens de les satisfaire, il en résultera un mécontentement et un malaise général, qui agiront sur la conduite et provoqueront des bouleversements de toute sorte, mais dans ces mécontentements, ces bouleversements, se manifesteront toujours les caractÈres fondamentaux de la race. Les Anglais des États-Unis ont jadis apporté à se déchirer entre eux, pendant leur guerre civile, la mÊme persévérance, la mÊme énergie indomptable qu’ils en mettent aujourd’hui à fonder les villes, des universités et des usines. Le caractÈre ne s’était pas modifié. Seuls les sujets auxquels on l’appliquait avaient changé.

En examinant successivement les divers facteurs, susceptibles d’agir sur la constitution mentale des peuples, mous constaterions toujours qu’ils agissent sur les côtés accessoires et transitoires du caractÈre, mais ne touchent guÈre à ses éléments fondamentaux, ou n’y touchent qu’à la suite d’accumulations héréditaires trÈs lentes.

Nous ne conclurons pas de ce qui précÈde que les caractÈres psychologiques des peuples sont invariables, nais seulement que, comme les caractÈres anatomiques, ils possÈdent une fixité trÈs grande. C’est en raison de cette fixité que l’ame des races change si lentement pendant le cours des ages.



A son premier geste, écrit Taine, les Français se sont prosternés dans l’obéissance, et ils y persistent comme dans leur condition naturelle, les petits : paysans et soldats, avec une fidélité animale ; les grands : dignitaires et fonctionnaires, avec une servilité byzantine. — De la part des républicains, nulle résistance; au contraire, c’est parmi eux qu’il a trouvé ses meilleurs instruments de rÈgne, sénateurs, députés, conseillers d’Etat, juges, administrateurs de tout degré. Tout de suite, sous leurs prÊches de liberté et d’égalité, il a démÊlé leurs instincts autoritaires, leur besoin de commander, de primer, mÊme en sous-ordre, et, par surcroit, chez la plupart d’entre eux, les appétits d’argent ou de jouissance. Entre le délégué du Comité de Salut Public et le ministre, le préfet ou sous-préfet de l’Empire, la différence est petite; c’est le mÊme homme sous deux costumes, d’abord en carmagnole, puis en habit brodé.






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